Des champs chinois très phosphatés

Le 30 septembre 2010 par Valéry Laramée de Tannenberg
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En Chine, la fertilisation des champs et des rizières est d’une redoutable inefficacité. C’est du moins la principale conclusion du 4 e symposium international sur le phosphore dans le sol, qui s’est tenu à Beijing du 19 au 23 septembre. Pour pouvoir satisfaire à la demande croissante de céréales et d’autres produits cultivés, la Chine n’a pas hésité à favoriser l’emploi massif de fertilisants, et notamment de phosphates. D’après une étude rendue publique lors du colloque, la concentration de phosphates dans les sols agricoles a triplé au cours des 30 dernières années. Et, selon Zhang Fusuo, auteur du rapport et chercheur à l’université agricole chinoise de Beijing, seul un quart des surfaces agricoles sont, aujourd’hui, déficitaires en phosphates.

 

L’emploi inconsidéré (+5% par an !) des phosphates « chimiques » n’est pas la seule cause de la pollution des sols et des eaux. Pour les agriculteurs, il est devenu plus facile d’utiliser les phosphates prêts à l’emploi que de fertiliser leurs champs avec du fumier. Résultat, les déjections des porcs et des buffles sont déversées dans les cours d’eau. Une étude publiée au début de l’année par le gouvernement central montre ainsi que 56 % du phosphore qui passe de la terre à l’eau est d’origine animale, contre 11,4 % d’origine agricole. A en croire Zhang Fusuo, une meilleure gestion des fumures organiques permettrait de diminuer d’un tiers la consommation d’engrais phosphatés.



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