Des camions de plus en plus lourds

Le 06 février 2012 par Stéphanie Senet
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Les poids lourds français pourraient bientôt transporter jusqu’à 44 tonnes de chargement, au lieu de 40 actuellement. Cette hausse a en effet été votée à l’Assemblée nationale, dans la nuit du 31 janvier au 1er février, rapporte le Figaro.

Les poids lourds transportant des denrées agricoles et agro-alimentaires peuvent déjà transporter des chargements de ce poids, depuis le décret du 17 janvier 2011. Celui-ci avait reporté le passage à 44 tonnes pour les autres produits à la date d’application de l’éco-redevance poids lourds, elle-même reportée à 2013.

Mais les industriels ont réclamé une extension dès cette année. L’Union des industries chimiques (UIC) a ainsi demandé une généralisation des poids lourds de 44 tonnes à 5 essieux. «Au regard de la crise économique, de l'application de la loi Grenelle II qui tend à diminuer le nombre de camions sur les routes, des difficultés importantes rencontrées dans le fret ferroviaire, il est primordial de permettre à tous les secteurs industriels, et à la chimie en particulier, de pouvoir augmenter la capacité des poids lourds», a argumenté l'UIC dans un communiqué. Selon la fédération professionnelle, cette hausse permettra de réduire le nombre de véhicules au kilomètre ainsi que les consommations de carburant. Elle rappelle aussi que les poids lourds de 44 tonnes sont autorisés en Belgique, au Royaume-Uni, en Italie et aux Pays-Bas.

La validation de cette extension n’est toutefois pas encore acquise. Si les députés ont voté cette proposition de loi du député UMP Jean-Luc Warsmann, elle avait été rejetée par le Sénat à la mi-janvier (elle comporte de nombreuses dispositions différentes visant à la simplification du droit).

Par ailleurs, cette extension inquiète France Nature Environnement. Selon la fédération, ces tonnes supplémentaires vont augmenter l’usure des routes et donc les coûts d’entretien à la charge de la société. Elle cite d’ailleurs un rapport du Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) selon lequel l’autorisation des 44 tonnes sera globalement négative dans l’hypothèse du maintien de véhicules à 5 essieux «car les coûts de l’impact sur les chaussées (400 millions d’euros par an) dépassent l’avantage économique lié à l’amélioration de la productivité du secteur des transports». Pour Michel Dubromel, le responsable du réseau Transports et mobilité durables à FNE, ce dispositif offrirait ausi un avantage compétitif aux transports routiers vis-à-vis du fluvial et du ferroviaire.



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