Des braconniers de civelles de nouveau épinglés par la justice

Le 15 décembre 2017 par Stéphanie Senet
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L'alevin de l'anguille se vend entre 100 et 600 euros le kilogramme
L'alevin de l'anguille se vend entre 100 et 600 euros le kilogramme

Le tribunal correctionnel de Saintes a condamné, le 14 décembre, 4 personnes pour un trafic de civelles démantelé en 2014. Verdict: des peines de 6 à 18 mois de prison avec sursis et des amendes de 1.000 à 5.000 euros.

 

Avec une valeur oscillant entre 110 et 600 euros le kilogramme selon les saisons, la civelle est convoitée par les braconniers. Les magistrats de Saintes viennent de condamner 4 d’entre eux pour un vaste trafic opéré entre 2012 et 2014. Basée en Charente-Maritime, une société gérée par un Britannique envoyait des civelles au Royaume-Uni soi-disant pour alimenter le marché du repeuplement et des programmes d’alevinage aux Pays-Bas, Allemagne, Pays Baltes et Espagne.

 

2,8 M€ récoltés en deux ans

Au total, 5 tonnes de civelles ont traversé la Manche pour un chiffre d’affaires cumulé de 2,8 millions d’euros. Le gérant de la société, qui a toujours nié l’existence d’un trafic, a été relaxé par le tribunal. Mais trois autres personnes ont reconnu une collecte et un trafic marginal. Elles ont été condamnées respectivement à 18 mois de prison avec sursis et 5.000 € d’amende, un an de prison avec sursis et 5.000 € d’amende et 6 mois de prison avec sursis et 1.000 € d’amende. Des peines toutefois inférieures aux peines de prison ferme requises en novembre par le procureur de la République.

 

Un euro de dommages-intérêts

Par ailleurs, une dizaine de parties civiles, dont des fédérations de pêche et des associations de défense de l’environnement, ont gagné un euro de dommages-intérêts.

Classée vulnérable par l’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), la civelle fait l’objet d’une pêche très réglementée, basée sur l’attribution d’une licence spécifique et de quotas annuels européens pour la consommation et le repeuplement. 

De plus en plus de magistrats semblent en tout cas décidés à sanctionner les trafics. En septembre dernier, le tribunal correctionnel de Nantes avait condamné 13 braconniers multirécidivistes à des peines de prison allant de 1 mois ferme à 5 mois avec sursis ainsi qu’à des amendes entre 200 et 2.000 €.

 

 



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