Des bactéries fécales dans les châteaux de sable

Le 17 août 2007 par Diana Semaska
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beach_kids
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Sur la plage, coquillages et crustacés côtoient des bactéries fécales. Le sable contiendrait certaines bactéries dont la détection dans l’océan entraîne normalement la fermeture des plages, selon une étude parue en juillet dans Environmental science and technology par une équipe de biologistes de Stanford, menée par Alexandria Boehm.

L'étude a montré que 91% des 55 plages considérées, s'étendant du Mexique à l'Oregon, présentaient des niveaux détectables d'entérocoques, et 62% des traces d'Escherichia coli, qui sont des germes indicateurs de pollution fécale.

Des études ont par ailleurs montré que ces bactéries provenaient en majorité d'excréments humains. Ces bactéries présentes dans le sable se retrouvent dans l'eau de mer à raison de 120 entérocoques pour 100 millilitres d'eau (ml). Or, selon l'Agence de protection de l'environnement (EPA) américaine, il est risqué de se baigner lorsqu'un échantillon contient plus de 104 entérocoques pour 100 ml.

«Le sable pollué agit comme une source de bactéries fécales qui vont aller dans les eaux côtières, et qui auront un impact sur la fermeture des plages», déclare Alexandria Boehm, professeure au département d'ingénierie civile et environnementale de Stanford. Et elle ajoute: «Quand nous étions à Lovers Point, nous avons vu un bébé qui mangeait du sable. Il faut vraiment savoir quels sont les risques courus sur les plages.»

Nager dans de telles eaux peut causer des irritations de la peau ou des infections des oreilles. Dysenterie et hépatite peuvent suivre leur ingestion, ou leur absorption par une blessure.




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