Des agriculteurs manifestent contre la directive-cadre sur l’eau
Le 10 mars 2010 par Gaëlle FrasLes revendications portaient sur la directive-cadre sur l’eau (1) qui impose une réduction drastique des volumes prélevables pour l'irrigation afin de maintenir un débit d’étiage minimum. Selon la Fédération régionale des syndicats d'exploitants agricoles (FRSEA) et les Jeunes agriculteurs, de telles restrictions d'irrigation menaceraient 5.600 à 8.400 emplois sur les 240.000 liés à l'agriculture dans les 18 départements du bassin Adour-Garonne.
D’après Gérard Mutolo, directeur de la FRSEA, l’incohérence des nouvelles restrictions et du système de calcul d'irrigation aboutissent à des non-sens agricoles et à des aberrations écologiques, le niveau d’étiage minimum n’assurant pas le maintien des écosystèmes dans les cours d'eau.
Les agriculteurs ont donc réclamé la révision de ce système de calcul, ainsi que la création de réserves d’eau. Le bassin Grand sud-ouest est une région qui bénéficie d’une pluviométrie annuelle importante (47 milliard de mètres cubes) dont l’irrigation utilise 2%. Selon le directeur de la FRSEA, la création de zones de stockage serait bénéfique sur le plan économique et écologique.
Le préfet se serait toutefois déclaré «prêt à une étude d'impact» de la réforme, et «ouvert à l'idée d'augmenter les retenues collinaires [alimentées par les eaux pluviales et les ruisseaux».
(1) Directive 2000/60/CE du 23 octobre 2000, établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau
6 réactions
frédéric duplan | 08/04/2010 - 13H44
les agriculteurs consomme 80 % de l'eau en France et en payent a peine 2% sous forme de redevances. Entre la reforme de la PAC , la DCE il va bien falloir a un moment qu'ils se mettent un peu au pli des enjeux que sont la préservation de nos cours d'eau. ils sont déjà responsables du mauvais état de nos cours d'eau que ce soit chimique(pesticides etc), biologique(manque d'eau) et surtout physiques, les grands travaux agricoles ont bousillé les rivières du sud ouest avec les remembrements, les assèchements de zones humides, le drainage etc....
La collectivités c'est a dire nous leur a financé des resserves colinéaires qui ont un très gros impact sur les cours d'eau qui reçoivent ces eaux pourris de nitrites, anoxies, réchauffées et maintenant ils veulent nous expliquer que créer des réserves c'est bon pour l'environnement!!!!!!
il va y avoir des combats a mener je vous le dis!!!!
Salutations halieutiques
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dominique caillet | 11/03/2010 - 11H07
paradoxe? IL croit me souvenir que les OPA ont un siège au comité de Bassin. Ont elles été silencieuses? quel a été leur vote? Voila de beaux sujets d'investigation journalistique? Cela a t'il un lien avec les promesses agricolo-environnementales Grenello-compatibles de notre bien-aimé préident?
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Boutillier Samuel | 10/03/2010 - 17H52
irrigation agriculture Tout simplement parce que les agriculteurs ont besoin de l'eau surtout en été, lorsque les risques de sécheresse sont plus élévés ! Les industriels peuvent moduler plus facilement leur production comparer aux agriculteurs. L'irrigation peut être améliorée et aidée car les techniques plus respecteuses sont globalement plus pointues et donc plus chères.
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BRANA Etienne | 10/03/2010 - 15H40
Adour, quand tu nous tiens ... Tout pêcheur a "sa" rivière ... La mienne, c'était l'Adour, à la limite Gers/Landes. J'y ai pêché d'abord avec mon père dans les années 50. Et puis, vers 15 ans, j'ai pris l'habitude d'y aller seul ... à vélo ... à 50 km de chez moi avec tout mon fourniment sur le porte-bagages et les cannes attachées au cadre ... Départ à 4 heures du matin ... Je m'y baignais, bien sûr, et ... je la buvais quand je pêchais dans l'eau jusqu'à la taille en plein soleil, l'été. Elle abritait un poisson que l'on ne trouvait nulle part ailleurs, l'aubour, comme une grosse vandoise. Du maïs ? Il y en avait sur les rives mais peu et d'irrigation, pas beaucoup plus. Et puis, j'ai fait le tour de France pour ma carrière professionnelle. Quand j'y suis retourné pas mal d'années plus tard, surprise : une eau d'un vert bouteille malsain, imbuvable, bourrée d'algues en suspension, un débit étique et d'aubours, plus un seul ... L'irrigation du maïs à tout va ("à outrance" ?) était passée par là. Adour, ma pauvre Adour ... D'accord, il faut bien que tout le monde vive ... quoique les aubours ... Mais il faudrait peut-être que l'on améliore le rendement d'irrigation. C'est certainement possible. Et les agriculteurs réclament des réserves d'eau mais je me souviens que lorsque j'étais au Conseil d'Administration de l'Agence de l'Eau Adour-Garonne, un des problèmes était de faire payer aux agriculteurs leurs redevances pour les prélèvement en eau ... Ils voulaient bien l'eau et l'argent de l'eau ... Et quant aux trois millions d'hectares de maïs français, 50% sont destinés au maïs fourrage pour les animaux et les 50 autres pour cent, du maïs grain, ils doivent être destinés à 90% ou plus ... aux animaux. Et si l'on mangeait un peu moins de viande ???
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Xavier SIMON | 10/03/2010 - 14H44
Pas facile OK pour augmenter les réserves d'eau mais dans le respect de la loi sur l'eau et surement pas en barrage de cours d'eau. Il faut aussi que les agriculteurs revoient leur mode de culture et évitent le gaspillage de la réserve en eau. Les arrosages de nuit sont plus efficaces que les arrosages de jour où 20% s'évaporent. Quant à faire du maïs à outrance, peut être faudrait-il réfléchir à des cultures moins gourmandes en eau. Il est dommage que les agriculteurs ne comprennent que la contraintes et le rapport de force. Etre un peu plus intelligent n'a jamais tué personne....
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LAMBERTI JEAN | 10/03/2010 - 14H40
RESPECT ENVIRONNEMENT Les agriculteurs ont besoin d'eau certes, ils réclament que les collectivités créent des réserves d'eau. Si nous les comparons aux industries qui consomment l'eau ces dernières soient modulent leur production en fonction de l'étiage soit font évoluer leurs procédés!! Pourquoi n'en font-ils pas autant???
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