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Le 27 avril 2018
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Le projet de construction, par Siemens-Gamesa, de deux usines de pièces d'éoliennes marines avec 750 emplois à la clé au Havre est menacé.

 

«Clairement il n'est pas exclu que le projet soit complètement annulé si la renégociation des tarifs de rachat entre le gouvernement et les industriels n'aboutit pas», a indiqué à l’AFP Cédric Turnaco directeur de la communication de Siemens Gamesa en France.

Le gouvernement a annoncé début mars qu'il allait renégocier les tarifs d’achat de l'électricité produite par six parcs éoliens en projet. Les deux usines du Havre doivent fournir trois de ces parcs prévus au large de l'île d'Yeu/Noirmoutier, de Saint-Brieuc et de Dieppe-Le Tréport.

nouveau retard

Conséquence de cette renégociation, la signature du protocole de réservation de l'espace sur le port du Havre prévue au premier trimestre est «retardée» et le dépôt de permis de construire pour les deux usines que Siemens Gamesa espérait concrétiser au 1er semestre également, poursuit C. Turnaco.

Si les négociations aboutissent, il est «possible» que le projet soit «redimensionné» à la baisse. «Aujourd'hui on travaille sur le projet initial qui prévoit une usine de pale et une usine de nacelles et la création de 750 emplois mais si à l'issue des négociations le gouvernement et nos clients, Iberdrola et Engie, nous disent c'est plus possible parce qu'on veut réellement aller très très loin dans la réduction de nos tarifs, on sera obligés de regarder», ajoute-t-il.

La Normandie dans l'expectative

La région Normandie est aussi dans l’expectative. «Aujourd'hui, il semble que la collectivité veuille privilégier le site de Cherbourg et General Electric au détriment du projet havrais», déplore le député PCF de Seine maritime Jean-Paul Lecoq. Le groupe américain a lancé en mars 2017 la construction d'une usine de pales à Cherbourg et promis la création de 550 emplois directs.

Le projet havrais «va nécessairement connaître des évolutions à l'aune des négociations», estime le président de région Hervé Morin. «Tout est remis à plat», ajoute le centriste. La Région «n'engagera pas des dizaines de millions au Havre si c'est pour que tout s'effondre».



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