Depuis 27 ans, les températures sont supérieures à la normale

Le 02 mai 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
> 
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email
2012: la 9e année la plus chaude depuis 1850.
2012: la 9e année la plus chaude depuis 1850.

Cela aurait pu être pire.

Selon l’Organisation météorologique mondiale (OMM), la température moyenne à la surface du globe (terres émergées et océans confondus) enregistrée l’an passé, était supérieure de 0,45°C par rapport à la normale calculée pour la période 1961-1990 (14°C). Fort logiquement, 2012 se classe donc au neuvième rang des années les plus chaudes jamais observées depuis le début des relevés météo, en 1850. «Pour la vingt-septième année consécutive, la température moyenne à la surface des terres et des océans se trouve au-dessus de la normale calculée pour la période 1961-1990. Les années 2001-2012 comptent toutes parmi les 13 années les plus chaudes jamais observées», confirme l’OMM dans un communiqué.

Cette montée en température s’est produite, malgré l’influence, en début de période, du phénomène La Niña qui a normalement pour effet de refroidir le climat. «Bien que le rythme du réchauffement varie d’une année sur l’autre en raison de la variabilité naturelle du climat induite par El Niño, par les éruptions volcaniques et par d’autres phénomènes, le réchauffement continu de la basse atmosphère reste inquiétant», déclare Michel Jarraud, secrétaire général de l’OMM. Selon lui, «la tendance à la hausse des concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre qui se poursuit et entraîne une augmentation du forçage radiatif de l’atmosphère terrestre confirme que le réchauffement va se poursuivre».

Les précipitations dans le monde ont été légèrement supérieures à la normale à long terme calculée pour la période 1961-1990. L’étendue de la couverture neigeuse a été inférieure à la moyenne en Amérique du Nord pendant l’hiver 2011/2012, ce qui en fait la quatrième plus petite étendue de couverture neigeuse jamais observée selon les données du Laboratoire de l’enneigement mondial (Global Snow Laboratory). «La fonte record des glaces de l’Arctique en août-septembre (chiffre inférieur de 18% au précédent minimum record enregistré en 2007 de 4,18 millions de km2) est également un signe inquiétant du changement climatique», ajoute l’ancien chercheur de Météo-France. «Bien d’autres phénomènes extrêmes se sont produits en 2012, comme des sécheresses et des cyclones tropicaux. La variabilité naturelle du climat a toujours donné lieu à ces extrêmes mais les caractéristiques physiques de ces phénomènes météorologiques et climatiques résultent de plus en plus du changement climatique». «À titre d’exemple, comme le niveau mondial de la mer est désormais plus élevé de 20cm environ par rapport à 1880, des tempêtes comme l’ouragan Sandy entraînent davantage d’inondations côtières qu’auparavant», conclut Michel. Jarraud.



A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus