Démarrage à froid des bornes de recharge de véhicules électriques

Le 27 avril 2011 par Valéry Laramée de Tannenberg
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

Le gouvernement a fait du développement du véhicule «décarboné» l’une de ses priorités environnementales. Dans son plan national d’octobre 2009, il se fixe comme objectif de voir rouler 2 millions de véhicules électriques et hybrides rechargeables, soit 5% du marché national. Si la plupart des constructeurs automobiles prévoient la mise sur le marché de véhicules électriques au cours des prochains mois, le flou reste entier pour ce qui concerne le déploiement des bornes de recharge.

Ce mercredi 27 avril, l’Ademe a publié un appel à manifestation d’intérêt pour le déploiement des bornes de recharge. Il s’agit, pour les collectivités signataires de la charte pour le déploiement d’infrastructures publiques de recharge de préciser à quelles conditions l’Etat pourra les «accompagner».

Ce même jour, le sénateur Louis Nègre a remis au gouvernement son «Livre vert sur les infrastructures de recharge ouvertes au public pour les véhicules ‘décarbonés’». Dans ce volumineux rapport (près de 200 pages), l’édile de Cagnes-sur-Mer fait de nombreuses propositions.

L’ex rapporteur du projet de loi Grenelle II recommande ainsi de privilégier l’installation de prises de recharge de 3 kilovolts ampère (kVA), au détriment des bornes de recharge accélérée ou rapide. Ces prises sont, en effet, les seules qui soient compatibles avec les normes françaises. Elles seules peuvent, d’autre part, assurer la recharge des batteries des véhicules actuels ou qui entreront prochainement en service. Seul hic, la durée de la recharge complète est de 8 heures, contre 30 minutes pour une prise de recharge rapide.

Pour que leur déploiement se passe au mieux, le sénateur provençal préconise de laisser les mains libres à ERDF ou aux régies locales, les gestionnaires du réseau public de distribution d’électricité.

L’atteinte des objectifs du plan d’octobre 2009 passera par un déploiement progressif des bornes dans les 25 plus grandes agglomérations de France: 7.000 points de charge en 2011 et 44.000 bornes en 2014, dont 50% sont destinées à la charge principale en espace public (en charge normale à 3 kVA).

A raison de 4.000 à 9.000 euros par unité, le coût total d’installation des bornes pourrait s’élever à 300 millions € en 2014 pour la trentaine de collectivités qui pourraient se lancer dans l’aventure. Reste à trouver le bon modèle économique pour ne pas grever un peu plus les budgets des collectivités (les voies des partenariats public-privé, de la délégation de service public, de société publique locale sont évoquées), ni dissuader les automobiles électriques de faire leur plein dans la rue.

Conscient que l’effort devra être mené sur le long terme, Louis Nègre appelle aussi l’Etat à poursuivre et à mettre en cohérence sa politique de soutien au véhicule électrique. Il suggère la création «d’une véritable task force»: une structure interministérielle «disposant d’une vraie autorité et dotée de moyens financiers et humains lui permettant d’accomplir réellement sa mission, et donc d’être reconnue par tous».

http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&m=3&id=76987&p1=1

 
 


A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus