Demandez le programme ENR à 2030

Le 25 avril 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La France n'a aucune chance d'atteindre son objectif d'éoliennes marines.
La France n'a aucune chance d'atteindre son objectif d'éoliennes marines.

Simplification.

Tel est le maître mot du rapport que le groupe de travail sur les énergies renouvelables a présenté, jeudi 25 avril, aux membres du conseil national du débat sur la transition énergétique. Simplifier pour mieux développer.

Car, le premier bilan de l’application, en France, de la directive «renouvelables» n’est pas reluisant.

Dans l’hexagone, les énergies renouvelables produisaient, à la fin de l’année passée, 20,8 millions de tonne équivalent pétrole (Mtep), soit 2 Mtep de moins que prévu pour atteindre l’objectif de 2020 : 35,2 Mtep.

En cause, le retard à l’allumage des appels d’offres éolien offshore, les malheurs (juridiques) des promoteurs d’éolien terrestre et les difficultés rencontrées par les installateurs de chauffe-eau solaires et de pompes à chaleur. Et les perspectives ne sont pas brillantes.

L’objectif des 6.000 MW d’éoliennes marines, en 2020, est totalement inatteignable. Les cousines terrestres auront, elles aussi, du mal à se frayer un chemin jusqu’aux sites les plus ventés. Les objectifs cumulés des schémas régionaux du climat, de l'air et de l'énergie (SRCAE) sont très en deçà des objectifs nationaux formulés par la programmation pluriannuelle des investissements (PPI) du ministère de l’écologie.

Bref, si la France veut tenir ses engagements internationaux et, accessoirement, développer une activité économique, elle doit adapter son corpus juridique et réglementaire. En commençant par… simplifier les règles :

  •  d’urbanisme (éolien),
  •  de tarifs d’achat (éolien, cogénération du biogaz, photovoltaïque, géothermie),
  •  de classements des cours d’eau (hydraulique),
  •  de raccordement au réseaux de transport et de distribution (éolien offshore, photovoltaïque),
  •  du régime des installations classées (méthanisation),
  •  des conditions d’accès au fonds chaleur de l’Ademe (cogénération du biogaz),
  •  de la fiscalité s’appliquant dans les DOM-COM (toutes énergies).

Les rapporteurs préconisent aussi de rehausser l’objectif à 2020 des sources d’énergies les plus dynamiques. «Une large majorité du groupe considère qu’une fourchette d’objectifs comprise entre 15 et 25 GWc en 2020 est souhaitable» pour le photovoltaïque.

Ils recommandent d’harmoniser les objectifs des SRCAE avec ceux de la PPI. Les auteurs préconisent de fixer rapidement des objectifs à 2030. France Nature Environnement a déjà sorti sa calculette. Dans 20 ans, les capacités vertes tricolores pourraient atteindre, estime l’ONG, 295 GW et produiront 495 TWh/an. De quoi alimenter en électrons la plupart des foyers français.

A condition qu’ils baissent un peu leur consommation.



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