Déforestation: les ONG voient Redd

Le 05 juillet 2010 par Thérèse Rosset
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Greenpeace, Fern et Rain Forest Foundation tirent la sonnette d’alarme. Les trois organisations mettent en garde l’ONU contre les dérives de son programme Redd (Réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts). La conférence de Copenhague de décembre 2009 a lancé ce système afin de permettre aux pays du Nord de financer la lutte contre la déforestation dans les pays en développement. En échange de crédits carbones, qui seront utilisés ou revendus. Les Nations Unies estiment à presque 20% les émissions de gaz à effet de serre dues à l’abatage d’arbres. C’est plus que pour le secteur du transport mondial.

L’enjeu environnemental est grand, d’où l’appel des organisations de défense de l’environnement à une « refonte radicale » du Redd. Le système souffrirait de profondes carences, à en croire les ONG. « Redd a été présenté comme le moyen le plus rapide et le moins coûteux de prévention du changement climatique mais nous constatons que ce plan peut aggraver la situation », s’alarme Simon Counsell, directeur de la fondation Rain Forest. Les organisations environnementales accusent certains Etats de détourner les subventions octroyées par Redd. Sur les seize plans de réforme forestiers remis à la Banque mondiale, nombreux à vouloir tout à la fois exploiter à outrance la forêt tout en touchant des subventions pour la préserver.

Dans son édition du 4 juillet, The Observer, dénonce le cas de la République démocratique du Congo qui veut ouvrir 10 millions d’hectares de concessions d’abattage et prétend compenser en plantant plus d’arbres ailleurs. L’Indonésie a posé un moratoire jusqu’en 2013 pour permettre les reconversions des plantations. D’ici là, les entreprises d’abattage peuvent raser les forêts indonésiennes à leur guise. Ces exemples ont provoqué la colère des écologistes. Ils dénoncent les Etats qui ignorent volontairement la déforestation ou maintiennent des taux d’abatage délibérément élevés. « La criminalité potentielle est vaste et n’a pas été prise en compte », regrette Peter Younger, spécialiste des crimes environnementaux à Interpol.

 



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