DEEE: Paris réfléchit à la mise en place de la filière

Le 12 octobre 2006 par Claire Avignon
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La mairie de Paris n’a pas encore choisi l’éco-organisme avec lequel elle veut travailler pour la collecte des déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE). Ses exigences pourraient ne pas plaire aux représentants des producteurs.

5 kilogrammes par an et par habitant (kg/an/hab). C’est la masse de DEEE que la ville de Paris collecte déjà chaque année. Les bacs jaunes du tri sélectif acceptent depuis 2002 les petits appareils électriques, lesquels sont pour le moment mis en décharge. Le reste du gisement provient de la collecte des encombrants. Mais il n’est pas sûr que cette nouvelle satisfasse les quatre éco-organismes spécialisés dans les DEEE. «Leur modèle économique se fonde sur l’obligation communautaire de prendre en charge 4 kg/an/hab, explique Helder de Oliveira, directeur adjoint du cabinet d’Yves Contassot, adjoint au maire de Paris chargé de l’environnement. Nous craignons que les éco-organismes n’acceptent pas de prendre le surplus que nous collectons.»

Or, l’ambition de la capitale française est que la collecte et le traitement des DEEE ne coûte rien à ses contribuables. Il est hors de question pour la mairie d’accepter le même type d’arrangement que pour les emballages, dont les coûts sont absorbés pour moitié par les producteurs, et pour l’autre moitié par les contribuables. «La directive repose clairement sur le principe de responsabilité élargie du producteur, ajoute Helder de Oliveira. Nous voulons donc le faire respecter.» Pour cela, Paris devrait bientôt reprendre les négociations avec les éco-organismes, et n’exclut pas d’avoir recours à plusieurs d’entre eux.

La mairie réfléchit également à transférer la plus grande partie de la collecte aux commerces. Depuis cet été déjà, Emmaüs récupère les téléphones portables récoltés par les Fnac parisiennes -mais aussi de l’ensemble du territoire - pour leur donner une seconde vie. Le service environnement de Paris veut développer ce système pour d’autres DEEE. «Nous devons toutefois prendre en compte le fait que les commerces parisiens ont beaucoup de clients qui ne sont pas originaires de la ville, nuance Helder de Oliveira. Cela peut poser problème quant à la quantité de DEEE collectés.»


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