DEEE : émergence d’une réglementation au Kenya

Le 10 septembre 2010 par Célia Fontaine
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Le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) annonce dans un communiqué du 7 septembre que le Kenya est en passe de devenir le premier pays d'Afrique orientale à mettre en place une réglementation sur la gestion des déchets électroniques.   

Au niveau mondial, la production de déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) augmente d'environ 40 millions de tonnes chaque année. Plus de 3000 tonnes de DEEE sont générées chaque année au Kenya. Et comme ailleurs en Afrique ou en Asie, le pays héberge également les vieux ordinateurs, imprimantes, téléphones portables, ou encore les téléviseurs usagés des pays européens qui ont été exportés (dans le JDLE www.journaldelenvironnement.net/article/le-bresil-ne-veut-pas-etre-la-poubelle-des-europeens,18722). La Convention de Bâle sur le contrôle des mouvements transfrontaliers de déchets dangereux et de leur élimination signée en 1989 se montre parfois impuissante à contrôler les transferts illégaux des pays développés vers les pays en développement. L’association américaine « Basel Action Network » (BAN) tente de lutter contre ces « injustices environnementales ». Son Programme « E-Waste Stewardship Project » a pour objectif de s’assurer que les DEEE exportés (en particulier des Etats Unis) dans les pays en voie de développement sont bien éliminés et que la responsabilité du producteur se met progressivement en place. BAN alerte également l’opinion publique sur les dangers liés au commerce illégal de ces déchets par internet.

Cependant, la demande des ménages pour les produits électroniques ne cesse de croître en Afrique, ce qui génère inévitablement des déchets en conséquence. Afin de minimiser leur impact sur l'environnement et la santé publique, le Pnue invite le ministère de l’environnement kenyan à élaborer une véritable stratégie de traitement de ces déchets.

Le gouvernement travaillera main dans la main avec le Pnue et Microsoft, associé à la démarche. Première étape, cartographier les lieux où les DEEE sont stockés au Kenya. Leur impact environnemental et sanitaire devront ensuite être mesurés, et les contraintes liées à leur collecte et leur élimination étudiées.

« Pour le Kenya, le traitement de ces déchets représente également une opportunité économique », explique le Pnue. En effet, le recyclage des métaux précieux qu'ils contiennent ou la remise en état de ces appareils constituent une filière génératrice d'emploi et de revenus.



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