Décollage des drones épandeurs de pesticides

Le 08 octobre 2019 par Stéphanie Senet
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Une expérimentation est autorisée pour les parcelles très pentues
Une expérimentation est autorisée pour les parcelles très pentues

Un arrêté publié ce 8 octobre au Journal officiel autorise l’expérimentation des pulvérisations de pesticides par drone sur les parcelles pentues labellisées bio ou HVE.

L’idée de pulvériser des parcelles par drone provient d’un amendement du député Antoine Herth (UDI, Agir et indépendants, Bas-Rhin), voté dans le cadre de la loi sur l’agriculture et l’alimentation (article 82). «Il va à l’encontre de l’interdiction européenne des pulvérisations aériennes de pesticides et de l’application très restrictive des dérogations qui existe depuis longtemps en France, notamment sous l’impulsion de l’ancienne ministre de l’écologie Delphine Batho», observe François Veillerette, président de Générations futures. Proche de zéro aujourd’hui, l’épandage aérien risque de se développer dans les prochains mois.

 

Des pesticides utilisés en agriculture conventionnelle

L’arrêté autorise en effet de façon expérimentale, pendant trois ans au maximum, ces épandages sur les exploitations bio mais surtout à haute valeur environnementale (HVE), alors que ce cahier des charges ne restreint pas l’utilisation des pesticides. Une limite toutefois à ces pulvérisations: les parcelles doivent présenter une pente supérieure ou égale à 30%.

Tout exploitant doit par ailleurs constituer une demande auprès du ministère de l’agriculture en détaillant le protocole d’essai, le modèle de drone choisi, la liste complète des produits utilisés et la carte des espaces situés dans un périmètre de 500 mètres autour du bord des parcelles.

 

 

 

 

 

 



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