Déchets textiles : la réforme d’Eco TLC dans les tuyaux

Le 31 juillet 2019 par Stéphanie Senet
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Objectif: augmenter la collecte et le recyclage
Objectif: augmenter la collecte et le recyclage

Pour favoriser l’économie circulaire des textiles, le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) propose une évolution de l’éco-organisme Eco TLC selon trois scénarios.

Douze ans après sa création, la filière des déchets textiles piétine. Avec notamment 36% de collecte des tonnages mis sur le marché[1] alors que le gouvernement visait 50% dès 2019. Pour compléter son précédent rapport, préconisant un encadrement plus rigoureux de l’Etat, le CGEDD envisage une évolution d’Eco TLC en trois scénarios, alors qu’un nouveau cahier des charges lui sera appliqué à partir du 1er janvier 2020.

 

Du financier à l’opérationnel

Premier scénario détaillé dans ce nouvel opus, publié le 29 juillet : le maintien à court terme d’un dispositif essentiellement financier, avec un effort accru sur la communication (au sein des collectivités et des vendeurs) pour augmenter la collecte.  Objectif : passer dans les trois ans (durée raccourcie du nouvel agrément) à une filière à responsabilité élargie du producteur opérationnelle (troisième scénario), du type de celle appliquée pour les déchets d’emballages ménagers.

 

Système mixte

Un deuxième scénario (intermédiaire) a également été présenté. Il se résume à système mixte, comme pour les déchets d’équipements électriques et électroniques, et comporterait, à côté du niveau de tri actuel, un niveau de « sur-tri » reposant sur une dizaine de centres permettant d’atteindre des débouchés plus rares de matières. Eco TLC serait alors doté d’obligations de résultat, à la fois pour la collecte et pour la valorisation.

Le CGEDD reconnaît toutefois qu’il lui manque des données économiques pour préciser la viabilité de son projet. Prochaine étape: les opérateurs sont invités à transmettre ces données aux autorités publiques. Qui devront orchestrer la transition de la filière des déchets de textiles, linge de maison et chaussures. 

 

 

 

 

 

 

 



[1] En 2017

 



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