Déchets: l’AMF villipende le projet de barème Emballages

Le 12 mai 2016 par Marine Jobert
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Des emballages ménagers.
Des emballages ménagers.

«La pérennité du dispositif de recyclage des déchets d’emballages ménagers est en danger». Le ministère de l’environnement vient de publier le barème censé s’appliquer pour les 6 prochaines années à l’agrément qui sera (ré)attribué au 1er janvier 2017 pour la filière à responsabilité élargie du producteur pour les emballages. Et l’Association des maires de France (AMF) n’a pas accueilli cette publication avec une grande satisfaction. «Sa mise en œuvre aurait pour conséquence d’importantes pertes financières pour les collectivités, d’un peu moins de 25 millions en première année jusqu’à plus de 200 millions d’euros en dernière année du barème, à tonnages constants», estime l’association dans un communiqué. Il faut dire que l’Etat a innové puisque, jusqu’à présent, c’était directement avec les metteurs sur le marché que l’AMF négociait le barème.

 

Autre motif de courroux: le rythme et les volumes imposés dans le cadre de l’extension des consignes de tri à tous les plastiques: «Après [l’]avoir demandé longtemps, en vain (...), les collectivités locales sont sommées de collecter des quantités irréalistes de ces nouveaux plastiques et rattraper en 6 ans un retard cumulé de 20 ans!». Sans compter que l’AMF conteste les données mêmes sur lesquelles est fondé le débat actuel. «Objectifs de plastiques surévalués de plus de 45.000 tonnes, enveloppes financières artificiellement gonflées, car calculées sur des tonnages prévisionnels inexacts, budgets à géométrie variable, certains postes de dépenses entrant et sortant des estimations au gré des positions.» Les collectivités se disent «leurrées» et s’émeuvent de voir publié dès juillet 2016 un barème dont elles pensent tant de mal.

 

La colère gronde aussi au Cercle national du recyclage, qui estime que «les quelques simulations sur la proposition de barème emballages calculé à partir de 80% de ce coût fait même perdre beaucoup de soutiens aux collectivités locales, alors même que les objectifs annoncés n'étaient qu’à performance de recyclage constante, estime le CNR dans un communiqué. Aucune collectivité ne devrait voir ses soutiens diminués. C’est inconcevable!».



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