Décentraliser la transition énergétique: l’Ile-de-France à l’avant-garde

Le 28 février 2013 par Marine Jobert
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Les écociliens, un site internet et une "labellisation" d'événements autour de la transition énergétique.
Les écociliens, un site internet et une "labellisation" d'événements autour de la transition énergétique.
CR IDF

Pour le deuxième acte de la conférence régionale sur la transition énergétique, le conseil régional d’Ile-de-France avait orienté ses réflexions autour de la décentralisation. «Régions, Départements, EPCI, Communes, vers une Gouvernance Facteur 4?», telle était la matrice de départ, déclinée en ateliers consacrés aux outils pour la maîtrise publique de la production locale d’énergie renouvelable, aux financements innovants pour l’efficacité énergétique ou aux questionnements autour du «modèle français» des réseaux de fourniture d’énergie et de la place laissée à la régulation locale.

 

«Il y a une corrélation entre le niveau de décentralisation et les formes de développement énergétique, notamment la maîtrise des consommations et le développement des énergies renouvelables», note Hélène Gassin, vice-président Europe Ecologie-les Verts du conseil régional d'IDF et tête pensante de la stratégie énergétique régionale. Travailler plus près des gens et des entreprises, pour mieux inventer: «C’est sur les territoires qu’on a inventé le plus des choses ces dernières années». Et de citer les energy cities, l’association lyonnaise Amorce[1], ou encore les initiatives issues des plans Energie-climat. «Les chaufferies énergie-bois ne se comptent plus!», note Hélène Gassin, qui rappelle également que la politique des transports est également un enjeu de transition énergétique et qu’à ce titre, les collectivités locales ont un rôle majeur à jouer.

 

La volonté de l’Ile-de-France de s’impliquer dès l’annonce du débat national a t-elle emprunté des formes neuves de consultation et d’élaboration? ««Il n’y a rien de pire que la vraie fausse démocratie. J’assume le fait que, lorsque le conseil régional organise un événement dans son hémicycle, ça n’est pas le grand public qui se déplace, mais les corps intermédiaires», explique Hélène Gassin. A savoir des entreprises [JDLE], mais aussi les syndicats, les associations ou les collectivités locales.

 

Plus direct, le conseil régional lance un appel à tous ceux -exploitants de chaudière à bois, propriétaires de logements rénovés, promoteurs de réseaux de chaleur et de toute autre initiative en lien avec la transition énergétique- à se signaler auprès de lui pour ouvrir leurs portes au public du 29 au 31 mars. Beaucoup plus flou et incertain, le lancement de «labellisation» d’initiatives citoyennes sur le thème de la transition énergétique d’ici la fin du mois de juin. «Le conseil régional ne peut pas décréter la mobilisation citoyenne, mais on encourage les collectivités, les universités ou les associations à organiser des événements.» Un site internet –les Ecociliens- a récemment été lancé pour ce faire. Enfin, le 25 mai prochain a été décrété «journée citoyenne» par le ministère de l’écologie, qui entend organiser dans les 26 régions de France «une démarche de démocratie participative de grande ampleur basée sur un protocole unique»[2]. En clair, 26 panels d’une centaine de «profanes», appelés à s’exprimer autour de propositions relatives à la transition énergétique.



[1] Association nationale des collectivités, des associations et des entreprises pour la gestion des déchets, de l’énergie et des réseaux de chaleur.

[2] développé par le Danish Board of Technology récemment utilisé lors de la conférence d’Hyberabad des Nations-Unies sur la biodiversité.

 

 



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