Début du déstockage des déchets de Stocamine

Le 25 novembre 2014 par Stéphanie Senet
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Le scénario retenu par le ministère de l'écologie ne prévoit le déstockage que de 20% des déchets enfouis
Le scénario retenu par le ministère de l'écologie ne prévoit le déstockage que de 20% des déchets enfouis

18 premières tonnes de déchets industriels contenant du mercure et de l’arsenic ont été remontées, le 24 novembre, à la surface du site de stockage de Stocamine, situé à Wittelsheim (Haut-Rhin), pour être envoyées dans un site de stockage souterrain situé en Allemagne.

Il a fallu plus d’un an pour que les premiers fûts de déchets de classe 0[1] (les déchets chimiques les plus toxiques) remontent à l’air libre. Stocamine, filiale à 100% des Mines de potasse d’alsace (MDPA), avait en effet transmis sa proposition de retrait partiel des déchets dès mai 2013, avant que ne s’engage une nouvelle concertation, entre novembre 2013 et février 2014.

Au total, un tonnage 400 fois plus important (8.000 tonnes en tout) doit quitter les galeries souterraines du centre de stockage, où un incendie s’est déclaré en 2002. Au rythme de 20 t par semaine, il faudrait donc 7 ans pour remonter ces déchets jugés prioritaires par le ministère de l’écologie. Mais ceux-ci représentent moins de 20% de l’ensemble des 44.000 t de déchets enfouis en 1999 à 650 mètres de profondeur[2].

Le collectif Destocamine, qui milite pour un déstockage total afin de préserver la nappe phréatique alsacienne, estime que ces remontées constituent un bon début. Yann Flory, son porte-parole, déplore pourtant que le comité de suivi des travaux, mis en place en avril dernier, n’ait pas été consulté, contrairement à la demande envoyée au préfet du Haut-Rhin le 14 novembre. «Une réunion devait être prévue le 17 décembre mais elle a été annulée. Nous espérions pourtant être informés de l’évolution du déstockage avant la remontée des fûts. Une fois de plus, l’Etat n’a pas respecté ses engagements et la transparence annoncée n’a pas été mise en œuvre», affirme-t-il au JDLE. En 7 mois, ce comité consultatif a été réuni une seule fois en tout et pour tout, le 21 mai dernier, pour une visite du fond des galeries.

 



[1] Il s’agit de terres polluées, de déchets chromiques, arséniés, phytosanitaires et mercuriels

[2] Ils représentent 20.000 t de déchets de classe 0 et 24.000 t de déchets de classe 1 (résidus d’incinération et déchets amiantés)

 



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