Début de pollution autour du Concordia

Le 26 janvier 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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La petite île italienne du Giglio a commencé à être polluée par les déchets que déverse l'épave du Concordia, échoué le 13 janvier.

L'agence de protection de l'environnement de Toscane a relevé une concentration de 2 à 3 milligrammes par litre de tensio-actifs (substance présente dans les détergents) dans l'eau de mer, contre zéro habituellement. Ce paradis marin se retrouve ainsi avec un niveau de tensio-actifs similaire à celui de ports industriels comme Marghera près de Venise.

«La situation est encore gérable, mais périlleuse pour une zone qui vit du tourisme et de la pêche, explique Gaetano Benedetto, porte-parole de la branche italienne du WWF. Selon lui, il s'agit d'une pollution concentrée et ponctuelle. On ne doit pas tomber dans l'alarmisme, mais attirer l'attention.» Gaetano Benedetto est très préoccupé par le devenir de polluants qui empoisonnent l'épave: liquides de batteries, substances ignifuges très polluantes, solvants, huiles...

Mercredi, le commissaire en charge de la catastrophe, Franco Gabrielli, a rappelé à l'ordre la société propriétaire du navire qui, en dépit de sa demande, n'a toujours pas présenté de plan de récupération des déchets. Mais le PDG de Costa, Per Luigi Foschi, a qualifié d'entreprise cyclopéenne le retrait de l'épave, qui sera un travail d'une grande complexité. Des déclarations qui n'incitent pas à l'optimisme. D'autant que le pompage des réservoirs du navire, pleins à ras bord, n'a toujours pas commencé. En se déversant dans la mer, ces 2.380 tonnes de carburant dense et visqueux pourraient avoir un impact non seulement au Giglio mais dans tout l'archipel toscan et sur toute la côte, met en garde Angelo Gentili, chargé du Giglio pour Legambiente, l'une des principales associations italiennes de défense de l'environnement.

« Les meilleurs experts mondiaux sont ici, mais il y a une possibilité de détérioration des conditions météo et d'incidents qui pourraient empêcher de récupérer totalement le carburant lors du pompage qui doit normalement démarrer samedi», estime-t-il. Pour lui, c'est un risque majeur. Gaetano Benedetto relève toutefois que, dans ce domaine, la technique utilisée a déjà été expérimentée: des mesures de sécurité sont prévues, le pompage peut être interrompu en cas détérioration des conditions météo... Il s'agit donc d'une modalité de gestion éprouvée. D'autant plus que ce processus est limité dans le temps et ne devrait durer que de 20 à 30 jours, en fonction des divers aléas, précise-t-il.



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