Début d’abandon du «perchlo» dans les pressings parisiens

Le 21 mars 2012 par Geneviève De Lacour
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90% des 5.000 pressings français utilisent du "perchlo"
90% des 5.000 pressings français utilisent du "perchlo"

Lundi 19 mars, le Conseil de Paris a adopté à l'unanimité un vœu des élus Europe Ecologie-les Verts (EELV) demandant que l'utilisation du perchloroéthylène par les pressings, jugé «cancérogène probable», soit progressivement abandonnée au profit de «technologies alternatives».

«Le perchloroéthylène est un solvant utilisé dans 90% des pressings, dans le cadre du nettoyage à sec des vêtements et textiles de maison. Sa toxicité est connue: cancérogène probable, il nuit aux reins et au système nerveux», ont rappelé les élus Verts de Paris.

Ses vapeurs «sont susceptibles de migrer à travers le béton et les planchers et d'exposer les riverains à des irritations des voies respiratoires et des yeux, des vertiges, des nausées, des maux de têtes, et même parfois conduire à la perte de connaissance et à la mort», ont-ils aussi rappelé dans un communiqué.

A Nice, José-Anne Bernard, septuagénaire qui vivait au-dessus d'un pressing, en est vraisemblablement décédée en décembre 2009, ont-ils souligné (voir JDLE).

«Comme pour le Bisphenol A dans les biberons, la ville joue son rôle de lanceur d'alerte et de précurseur lorsque l'Etat est aux abonnés absents», s’est félicité Denis Baupin, adjoint au maire en charge de l'environnement.

Le souhait des écologistes préconise «la mise en place d'actions de sensibilisation et de formation pour les professionnels, la recherche de dispositifs d'aide publique à la conversion technologique, des diagnostics portant sur la qualité de l'air et l'exposition des travailleurs et des riverains».

Classé depuis 1995 par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) comme cancérogène probable, le perchloroéthylène peut avoir des effets neurologiques et un impact sur les reins et le foie. André Cicolella, toxicologue et porte-parole du réseau Environnement-santé (RES) estime que les preuves du caractère cancérigène du solvant ont été apportées depuis des décennies. Le produit devrait d’ailleurs être totalement retiré du marché américain d’ici 2020 et il est déjà interdit dans les nouvelles installations au Danemark depuis 2003 et aux Etats-Unis depuis 2006.

 



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