Débat public: démocratie et déchets radioactifs

Le 09 novembre 2005 par Enerpresse
Imprimer Twitter Facebook Linkedin Google Plus Email

A mi-chemin du débat public sur la gestion des déchets radioactifs, Georges Mercadal, président de la Commission particulière du débat public (CPDP) et vice-président de la Commission nationale (CNDP), a tenu à faire un point sur les premières réunions en régions et à Paris (plus scientifiques).

Ces premiers débats (à Bar-le-Duc, Cherbourg, Pont-du-Gard et Saint-Dizier, ainsi qu'à la Cité des sciences de la Villette), a insisté Georges Mercadal, ont permis de soulever de nombreuses questions avant de passer au thème «démocratie et déchets», «le vrai sujet» qui formera le «coeur de cible des 4 débats de novembre». Après un débat sur les aspects sociaux-économiques et l'aménagement du territoire à Joinville, le 9 novembre, celui de Caen, le 14 novembre, constituera un point d'orgue. Les deux CPDP (sur les déchets et sur l'EPR) organisent en commun cette soirée: «débat public équitable et partage des connaissances; le cas général et le cas secret défense», qui sera le seul des futurs débats auquel les organisations anti-nucléaires devraient participer.

Pour la partie «cas général», Georges Mercadal entend bien pouvoir aborder la question de l'expertise «plurielle» dont doit disposer le public pour débattre «d'égal à égal»sur un tel sujet scientifique. Et de souligner que c'est suite à l'une des questions posées lors d'un débat précédent «comment pouvez-vous être sûrs ?» (que rien ne se passera sur des centaines d'années dans un site de stockage profond) que cet argument a été soulevé. Georges Mercadal rappelle d'ailleurs que les scientifiques s'interrogent depuis des décennies sur la «meilleure» gestion des déchets. «Un consensus s'est établi de longue date dans la communauté scientifique internationale sur le stockage géologique des déchets radioactifs». Et la source de leur «assurance», «c'est le débat», justement, a-t-il insisté. Le problème est que «dès que l'idée a été soumise au grand public, celui-ci a réagi négativement».

La deuxième partie sur le secret-défense devrait permettre d'explorer comment sortir de l'opposition entre cette nécessaire restriction et l'obligation imposée par des débats démocratiques et transparents. En France, «nous avons commencé par la technique et la science, avant d'aborder la démocratie», a signalé Georges Mercadal, alors que la Suède «a eu la démarche inverse: une fois la démarche démocratique enracinée, ils sont passés à la science».




A suivre dans l'actualité :

Sites du groupe

Le blog de Red-on-line HSE Compliance HSE Vigilance HSE Monitor

Les cookies assurent le bon fonctionnnement de nos sites et services. En utilisant ces derniers, vous acceptez l’utilisation des cookies.

OK

En savoir plus