Débat autour d’une pomme de terre transgénique

Le 15 octobre 2007 par Agnès Ginestet
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La Commission européenne, qui s'appuie sur l'avis favorable de l'Agence européenne de sécurité alimentaire (Efsa), souhaite autoriser la mise en culture d'une pomme de terre génétiquement modifiée, sachant qu'il n'y a pas eu d'autorisation depuis le maïs MON 810 de Monsanto en 2004. Mais selon l'AFP, ce dossier ne fait pas l'unanimité au sein des 27 Etats membres, d'autant plus que le groupe allemand BASF qui fabrique l'OGM demande à en utiliser des résidus pour l'alimentation animale. Ainsi, le 10 octobre, 12 experts de l'Union européenne ont voté contre l'autorisation (dont l'Autriche et l'Italie), 10 ont voté pour (dont la Finlande et l'Espagne), et 5 se sont abstenus (dont la France et l'Allemagne).

Les ministres ont trois mois pour donner leur avis, et si aucune majorité n'apparaît, c'est la Commission qui prendra la décision finale. L'Efsa avait indiqué en 2005 qu'il était «improbable» que cette pomme de terre «ait un effet néfaste sur la santé humaine et animale ou sur l'environnement dans le cadre des utilisations proposées». Toutefois, des associations environnementales estiment que cette pomme de terre dispose d'un gène résistant à certains antibiotiques. «La résistance croissante aux antibiotiques chez les hommes et les animaux est un problème médical reconnu. Toute utilisation inutile d'un gène résistant à des antibiotiques dans une plante est en conséquence irresponsable», avait déclaré Greenpeace durant l'été.




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