De nouveaux emplois à pourvoir dans le secteur de l’eau

Le 10 avril 2007 par Agnès Ginestet
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Le 4 avril, le Bipe et l’Office international de l’eau (OIEau) ont présenté au Cercle français de l’eau les résultats d’une enquête évaluant l’offre d’emploi et identifiant des stratégies d’action dans le secteur de l’eau. Des difficultés de recrutement sont constatées pour la partie canalisation.

Commandée en mai 2006 par le ministère chargé de l'environnement, l'étude a été achevée en novembre de la même année. Au total, le secteur de l'eau compte 113.000 emplois, dont la majorité est répartie sur trois secteurs: 26,5% de canalisateurs, 23,7% de travailleurs pour l'eau et l'assainissement des collectivités territoriales, et 27,6% chez les opérateurs privés. Les autres emplois se rapportent, entre autres, à l'assainissement autonome.

Les auteurs estiment à 4.850 le nombre d'emplois par an à pourvoir dans les trois principaux secteurs et celui de l'assainissement autonome d'ici 2010, dont 2.150 nouveaux liés à la croissance et 2.700 liés aux départs à la retraite ou à la mobilité des employés qui changent de secteur. L'assainissement autonome pourrait connaître à lui seul 1.000 créations d'emplois.

Les formations dans le domaine de l'eau vont des CAP-BEP aux Bac+5 et plus. 2.200 jeunes sont diplômés tous les ans. «Beaucoup de personnes sont formées à des niveaux d'étude élevés, après le Bac», a souligné Dominique Preux, de l'OIEau. En effet, les formations CAP-BEP ne représentent que 12% des formations initiales. Conséquence: 30% seulement des besoins en canalisateurs sont couverts, sachant qu'une tradition de formation en interne couvre une partie des besoins non satisfaits par les formations professionnelles initiales.

Pour les services collectifs en délégation, les difficultés rencontrées concernent le vieillissement de la population et le recrutement pour la partie canalisation, et l'inadéquation de la formation pour les postes ouvriers.

Le Bipe a finalement identifié différentes actions à engager, que ce soit par les ministères chargés de l'environnement et de l'éducation, ou par les branches professionnelles. Il s'agirait notamment de renforcer l'attractivité du domaine de l'eau, le maintien des seniors, la féminisation des métiers, l'insertion des jeunes non qualifiés ou encore l'apprentissage. Certaines de ces mesures sont toutefois déjà engagées par les acteurs de l'eau. Selon un membre de la Lyonnaise des eaux, la population a souvent l'impression que les métiers de ce secteur sont beaucoup liés à la qualité de l'eau, et des difficultés sont rencontrées pour deux types de métier: canalisateur, lié au secteur du BTP, et électrotechnicien.




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