De la viande de brousse saisie par les douanes françaises

Le 27 mai 2011 par Geneviève De Lacour
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Une vaste opération interministérielle de contrôle visant à lutter contre les trafics de viande de brousse s’est déroulée à l’aéroport de Roissy du 17 au 26 mai, selon un communiqué de la Direction des douanes daté d’aujourd’hui 27 mai. Ces contrôles ont permis de saisir 518 kilogrammes de viande dont 126 provenant d’espèces protégées, et 540 kg de poisson. La viande de brousse provient d’animaux sauvages d’Afrique.

L’opération a impliqué l’Office central de lutte contre les atteintes à l'environnement et à la santé publique, la Gendarmerie des transports aériens, l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, la Direction générale de l'alimentation (Brigade nationale d’enquêtes vétérinaires et phytosanitaires et Service d'inspection vétérinaire et phytosanitaire aux frontières).

Les douaniers ont notamment saisi de la viande fraîche de varan, python, crocodile, éléphant, antilope, porc-épic, pangolin, singe, lièvre, ainsi que du miel de brousse, du bœuf, du mouton, des chenilles, une importante quantité de poisson séché et de la peau de léopard.

Sur la centaine d'infractions relevées, les plus graves ont abouti à l'arrestation de 9 personnes. Selon la Direction générale des douanes, «le trafic de viande de brousse comporte un risque sanitaire important, menace la biodiversité et représente une économie parallèle non négligeable».

Selon les services de la douane, «les voyageurs rapportent de la viande fraîche, provenant parfois d’espèces protégées. Certains le font pour leur consommation personnelle, d’autres pour en faire commerce en dépit de la réglementation l’interdisant formellement».

Car cette pratique présente un risque sanitaire significatif, les denrées alimentaires n’étant pas transportées dans des conditions garantissant leur bonne conservation et elles sont susceptibles d’introduire sur le territoire des maladies graves (virus Ebola, grippe aviaire, fièvre aphteuse). «Elle contribue aussi à l’appauvrissement des écosystèmes, une partie significative des viandes saisies étant issues d’espèces protégées par la Convention de Washington. Enfin, revendue en toute illégalité, elle contribue de façon non négligeable à l’économie parallèle.»

 


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