De combien nous réchauffe vraiment le CO2 ?

Le 25 novembre 2011
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Jusqu’à présent, les choses étaient simples. Dans l’esprit et les écrits des vulgarisateurs de la climatologie, il y avait une relation linéaire entre la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère et l’élévation de la température moyenne globale.
 
L’équation était, en quelques sortes, fournie dans le premier tome du dernier rapport d’évaluation du GIEC : pour une concentration de 600 ppm de CO2 (nous en sommes à 390 ppm), la température risquait de s’élever de 2,9°C ; pour une concentration le mercure pourrait grimper de 3,8°C et jusqu’à 6,4°C pour le cas où la teneur en gaz carbonique atteindrait 1.500 ppm.
 
Des climatologues de l’université de l’Oregon se sont interrogés sur la réponse du climat à un scénario d’évolution de la concentration de gaz à effet de serre, ce qu’ils appellent sa «sensibilité». Une question importante, car selon les modèles utilisés, cette réponse peut varier du simple au double.
 
Dans son article, publié par Science, l’équipe d’Andreas Schmittner explique qu’elle a modélisé le climat futur résultant d’un doublement de la concentration en dioxyde de carbone. Exercice classique de modélisation climatique.
 
Ce qui est plus nouveau, c’est que contrairement à de nombreux travaux passés, les climatologues de l’Oregon se sont appuyés sur les données de la paléoclimatologie (jusqu’à – 21.000 ans, dernier maximum glaciaire), plutôt que sur les mesures de températures collectées depuis 150 ans.
 
Le résultat de leurs travaux confirme la linéarité de la réponse au climat à une perturbation radiative. Mais il met des limites à l’ampleur de la réponse du climat. Un doublement de la teneur en carbone pourrait ne faire grimper le thermomètre mondial que de 2,3°C, contre 3°C initialement avancé.
 
«Cela étant, ce résultat reste à confirmer en utilisant des modèles de climat plus complexes. Le modèle utilisé sous-estime, par exemple, le changement climatique dans les hautes latitudes, comme l’Antarctique. Donc, cela m’amène à m’interroger sur la validité d’une valeur basse de sensibilité si le modèle ne représente pas bien la structure spatiale des changements glaciaires», explique explique Valérie Masson-Delmotte du laboratoire de science du climat et de l’environnement.
 
Faut-il en déduire que le réchauffement sera moindre que prévu ? Rien n’est moins sûr. Car de récents travaux montrent aussi que le cycle du carbone peut amplifier le réchauffement climatique.


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