Dans le Gévaudan, le loup est de sortie

Le 09 mars 2016 par Romain Loury
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Le loup de Mongolie (Canis lupus chanco)
Le loup de Mongolie (Canis lupus chanco)

Quatre à six loups se sont échappés du parc des Loups du Gévaudan, en Lozère, dans la nuit du lundi 7 au mardi 8 mars. Alors qu’une enquête est en cours, les équipes du parc et de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS) en ont déjà récupéré trois.

Situé à Saint-Léger-de-Peyre en Lozère, le parc des Loups du Gévaudan, qui accueille environ 10.000 visiteurs par an, a été ouvert en 1985 par un passionné, le journaliste Gérard Ménatory. Il abrite actuellement une centaine d’individus vivant en semi-liberté.

Première dans l’histoire du parc, un portillon d’un enclos à vocation scientifique, dont l’accès est fermé au public, a été fracturé dans la nuit de lundi à mardi. De quatre à six canidés, parmi les 32 qu’il contient, se sont échappés, explique le directeur du parc, Joseph Matera, contacté par le JDLE.

Si l’on ignore le nombre exact d’animaux qui se sont échappés, c’est parce que les animaux restés dans l’enclos «sont dans un tel état de stress» qu’il est impossible de les compter, ajoute-t-il.

Pour l’instant, trois loups sont rentrés, dont deux ont été rabattus dans l’enclos par le personnel du parc épaulé par l’ONCFS. Un autre s’en est approché de lui-même dans la nuit de mardi à mercredi, attiré par les appâts de viande disposés par l’équipe. Il en reste donc encore un à trois en liberté.

Les loups «veulent revenir»

Interrogé sur les chances de ces individus, de la sous-espèce de Mongolie, de s’en sortir s’ils s’évanouissaient pour de bon dans la nature, Joseph Matera élude aussitôt la question: «ils ne s’éloigneront pas, ils restent autour du parc, car c’est leur maison et ils veulent y revenir».

Le parquet de Mende a ouvert une enquête pour identifier les auteurs de cet acte de malveillance, qui n’a pas été revendiqué. La Lozère est l’un des départements où la tension est forte entre pro-loup et anti-loup, en raison d’un nombre élevé d’attaques sur des troupeaux d’ovins (313 brebis tuées en 2015). La présence du prédateur est désormais avérée dans les départements voisins de l’Hérault et du Gard, avec respectivement cinq et 31 brebis tuées en 2015.



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