Dans la Somme, encore un été chaud pour le blaireau

Le 27 avril 2016 par Romain Loury
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En voici déjà trois
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Le préfet de la Somme a mis une consultation un arrêté prévoyant l’abattage et le piégeage, à partir du 1er juin, d’un maximum de 1.500 blaireaux, notamment accusés de dégâts aux cultures. Une opération évidemment menée «à titre exceptionnel», indique le texte, comme chaque année depuis 2004.

«Espèce en expansion dans certains cantons du département de la Somme», l’animal «provoque des dégâts importants aux cultures, qui posent un problème de sécurité publique (collisions) ainsi que des dégâts au machinisme agricole», explique la préfecture dans la note de présentation de son arrêté, en consultation depuis le 13 avril jusqu’au mardi 3 mai.

Depuis 2004, le département mène chaque été une opération annuelle de piégeage et de tirs de nuit des blaireaux. A ce jour, 8.702 individus ont été capturés depuis le début des opérations, avec un chiffre annuel qui avoisine désormais les 1.200 depuis 2010 (1.133 blaireaux en 2014, 1.137 en 2015), indique la préfecture.

Une fois de plus, celle-ci propose l’abattage et le piégeage de 1.500 individus sur 45 cantons. Non plus du 15 mai au 15 septembre comme lors des années précédentes, mais du 1er juin au 15 septembre, «pour éviter toute capture de jeunes non sevrés», explique la préfecture.

Les lieutenants de louveterie peuvent utiliser les sources lumineuses pour le tir de nuit -au fusil ou à la carabine, il ne doit s’effectuer qu’aux abords des terriers-, mais aussi le déterrage, et les collets munis d'un arrêtoir pour la capture.

Un massacre «crétin», pour la SFEPM

L’opération, qui évoque les abattages massifs de blaireaux au Royaume-Uni (dans les comtés où sévit la tuberculose bovine), n’est pas du goût des associations. Notamment de la Société française pour l’étude et la protection des mammifères (SFEPM), qui juge ce massacre organisé «absurde, inutile et crétin».

Selon elle, il est peu probable que les dégâts aux cultures soient importants, et ils peuvent être empêchés par une protection des parcelles concernées. L’association doute par ailleurs de l’importance du blaireau dans les accidents de la route, plus souvent causés par des sangliers, des cerfs et des chevreuils.

Autre motif d’opposition de la SFEPM, les nombreuses incertitudes quant aux effectifs de blaireaux dans la Somme: «le  nombre de 1.500 blaireaux pouvant être détruits par le projet d’arrêté ne repose sur aucun élément scientifique». Quant à la date du 1er juin, elle demeure trop précoce, alors que des jeunes non sevrés sont encore présents dans les terriers au cours du mois.



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