Cyclamed présente ses chiffres 2010

Le 06 avril 2011 par Célia Fontaine
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En 2010, 13.402 tonnes de médicaments non utilisés (MNU) ont été collectées par les pharmacies françaises et regroupées par les grossistes répartiteurs avant leur valorisation énergétique, a annoncé Cyclamed le 5 avril.
 
L'association a rappelé, à l’occasion de la présentation de ses résultats quantitatifs 2010, qu’elle a été agréée pour 6 ans afin de collecter et valoriser les MNU à usage humain, périmés ou non, rapportés par les patients dans les pharmacies.
 
Le gisement en masse annuel des MNU se situerait entre 24.000 et 29.000 tonnes[1]. Si près des trois quarts des Français (72%) déclarent rapporter les MNU chez le pharmacien (63% d’entre eux le font «toujours»)[2], chaque année, 13.000 tonnes de ces médicaments restent dans les placards. Ce chiffre est quasiment stable depuis 10 ans. Les interrogés approuvent le fait que le dispositif permet d’éviter les rejets médicamenteux dans la nature: décharge, eaux de surface et souterraines.
 
Par rapport à 2009, le taux de collecte n’a progressé que de 1% en 2010. «Mais son évolution pondérée, en fonction du nombre de boîtes vendues, marque une hausse de 2,3%, puisque le nombre de boîtes de médicaments vendues en officine a baissé de 1,3% en 2010 par rapport à 2009», tempère Cyclamed.
Le Limousin se situe en tête avec 300 grammes de MNU rapportés par habitant, vient ensuite la Picardie (277 g/hab), suivie du Nord-Pas de Calais (261 g/hab).
 
Une fois les médicaments récupérés, ils sont ensuite incinérés. «La valorisation énergétique est réalisée dans 52 unités de valorisation partenaires, sélectionnées pour leur conformité aux normes environnementales et récupérant l’énergie pour éclairer et chauffer des logements», précise l’éco-organisme.
 
Jusque fin 2008, les MNU collectés étaient «recyclés» dans les pays en voie de développement. Mais un rapport de l'Inspection générale des affaires sociales (Igas) a mis en évidence les dysfonctionnements du système: à peine 5% des médicaments collectés étaient réutilisables (la plupart étant périmés ou détériorés), les posologies médicales ne sont pas respectées ou comprises (barrière de la langue), et surtout les médicaments collectés ne sont pas adaptés aux malades de ces pays (en effet, les antidépresseurs très présents en France ne peuvent évidemment pas soigner le paludisme ou la dengue des pays tropicaux). A ces difficultés se rajoutent les classiques cas de corruption, de détournements, etc.


[1] étude menée par l’Institut CSA auprès de 500 foyers représentatifs de la population française
[2] selon une étude barométrique menée par LH2 en février 2011


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