Cuvellier repêche le canal Seine-Nord

Le 04 septembre 2012 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Cuvellier repêche le canal Seine-Nord
Cuvellier repêche le canal Seine-Nord

Tout espoir n’est peut-être pas perdu pour le canal Seine-Nord. La semaine passée, Yves Gabriel, le PDG de Bouygues Construction, l’un des deux postulants avec Vinci-Eiffage, avait annoncé la suspension de l’opération.

Au cœur du blocage se trouve le coût déjà pharaonique du projet –plus de 4,3 milliards d’euros selon Voies navigables de France (VNF) en 2009- qui serait de surcroît sous-évalué.

Selon le précédent gouvernement, la facture devait être partagée entre l’état (2,2 Md€), les partenaire privés (2,1 Md€) et l’Union européenne (330 à 450 M€). Un dialogue compétitif a été lancé dans ce sens en avril 2011 (1). Mais les offres déposées l’automne 2011 ont finalement dépassé l’enveloppe initiale. Pas assez d’argent dans la caisse, donc.

Pour tenter de remobiliser les acteurs de ce projet d’importance européenne, le ministre des transports s’est rendu, lundi 3 septembre, au siège des VNF à Béthune.

Critiquant la position d’Yves Gabriel, Frédéric Cuvellier a confirmé que rien n’était perdu, à condition que l’Europe débloque plus de fonds qu’initialement prévu. «L'effort des collectivités locales est important, l'effort de l'Etat est conséquent, ils doivent être accompagnés d'un acte fort de la part de l'Europe...», a indiqué le ministre à la Voix du Nord.

Prévu par l’article 10 de la loi Grenelle II, le canal Seine-Nord doit permettra le report vers la voie d’eau de 4,5 milliards de tonnes-kilomètre par an, et donc éviter l’émission de 250.000 tonnes de dioxyde de carbone par an

Long de 106 kilomètres et large de 54 mètres, le canal Seine-Nord nécessite la construction de 7 écluses, 3 ponts canaux, 59 ponts routiers et ferroviaires, 4 plates-formes d’activité, 7 quais céréaliers et de transbordement, 2 bassins-réservoirs. Sans oublier des aménagements pour la plaisance. Il devait normalement entrer en service en 2016.

(1) Un dialogue compétitif avec les deux candidats avait été lancé en avril 2011 par le précédent gouvernement. Il devait aboutir à un contrat de partenariat public/privé pour le financement, la conception, la construction, l’exploitation, l’entretien et la maintenance du canal et de ses 4 plates-formes modales.

http://www.journaldelenvironnement.net/article/le-canal-seine-nord-en-voie-d-abandon,30501

 



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