Crise: les beaux restes de la cuisine britannique

Le 20 juin 2012 par Romain Loury
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L'odeur n'est pas tout.
L'odeur n'est pas tout.

Avec la crise, les Britanniques font moins attention aux dates de péremption des aliments et recourent plus longtemps à leurs restes de repas, révèle une étude publiée par la Food Standards Agency (FSA) lors de la Food Safety Week (11-17 juin).

En trois ans, le panier britannique de courses hebdomadaires aurait augmenté de 15 livres sterling (18,7 euros). C'est du moins ce que croient les 1.906 personnes interrogées par la FSA. De quoi rendre les consommateurs plus vigilants sur les prix, mais pas forcément sur la sécurité de leurs aliments.

Près de la moitié des interrogés (47%) indiquent recourir plus souvent aux restes alimentaires, et 40% «essaient de faire durer les aliments plus longtemps». Pour 43% d'entre eux, ils sont consommés dans les deux jours (ainsi qu'il est recommandé par la FSA), 23% les congèlent afin de les utiliser plus tard (une pratique également sans danger). Plus acrobatique: 19% les gardent dans le réfrigérateur jusqu'à ce qu'ils aient envie de les manger.

Tout aussi préoccupant, le moindre égard accordé aux dates de péremption, dont 22% des Britanniques disent s'être détournés et que 7% n'utilisent jamais -29% s'y conforment systématiquement. Souvent ramenées au rang de simple indication, ces dates s'effacent derrière «l'odeur, l'aspect et la durée de stockage», considérés comme un «must» par 31% des participants.

«Cela peut être tentant de renifler les aliments pour voir s'ils ne sont pas 'passés', mais les contaminants tels qu'Escherichia coli et les salmonelles n'ont aucune odeur, même à des niveaux toxiques. La nourriture peut très bien sembler sans problème tout en étant dangereuse», conclut Bob Martin, expert de la FSA cité dans un communiqué (http://www.food.gov.uk/news/newsarchive/2012/jun/food-safety-week).

Contrairement au sentiment général, l'indice international des prix des aliments, établi par l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), a perdu 14% depuis son pic de février 2011. Une baisse qui concerne les 5 composants de cet indice, à savoir les céréales, les huiles et matières grasses, la viande, les produits laitiers et le sucre.



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