Crimes environnementaux : Interpol soutient la Cites

Le 09 novembre 2010 par Célia Fontaine
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Les forces de police du monde entier doivent lutter contre les atteintes à l’environnement, a déclaré le 8 novembre Interpol, lors de l’ouverture de sa 79e assemblée générale à Doha (Qatar). L’organisation policière internationale a adopté une résolution soutenant la Convention sur le commerce international des espèces sauvages menacées (CITES)[1].

Le crime environnemental peut prendre différentes formes. « Il ne se limite pas à la pollution de l’air, de l’eau et de la terre. Il concerne également l’extinction d’espèces sauvages en raison de leur commercialisation, ou encore les crimes qui accélèrent le changement climatique, détruisent les stocks de poissons et éradiquent les forêts », indique Interpol.

Ces crimes peuvent avoir des impacts directs sur l’économie et la sécurité de nombreuses nations. Dans de nombreux cas sont impliqués des réseaux criminels organisés, qui s’enrichissent au détriment de l’environnement.

La communauté policière internationale reconnaît qu'elle doit œuvrer de concert afin de déférer devant la justice les criminels de l'environnement. Les 188 membres d’Interpol sont appelés à « apporter une contribution financière volontaire ou à mettre à disposition du personnel spécialisé au service du Programme Interpol sur les atteintes à l’environnement ».

Le Comité du crime environnemental d’Interpol est actif depuis 1992. Il est composé de deux groupes, l’un dédié à la faune sauvage, l’autre à la pollution. Ils sont chargés de planifier et d’exécuter les opérations du Comité et de publier des manuels et guides de bonnes pratiques.

Une opération a permis d’arrêter mi-octobre 25 individus suspectés de prendre part au trafic de tigres, l’une des espèces les plus menacées au monde. L’action, coordonnée par Interpol, s’est étendue sur deux mois (août et septembre) et a impliqué les agences de contrôle de 6 pays de l’aire de répartition du tigre (Chine, Inde, Népal, Russie, Thaïlande, Vietnam). Le raid contre les pays impliqué a également permis de couper des routes-clés utilisées par les trafiquants.

« Les agences nationales qui ont participé à cette opération internationale ont montré aux criminels peu scrupuleux qui prennent pour cible des espèces menacées que les moyens seront mis en place pour combattre leurs activités illégales », a indiqué David Higgins, directeur du département Crime environnemental d’Interpol. Ce genre d’opération est soutenu par des associations : « La coopération internationale visant à lutter contre le crime faunique est décisive pour protéger des espèces qui, à l’image du tigre, sont en voie d’extinction », a indiqué Fred O’Regan, directeur général d’Ifaw (Fonds international pour la protection des animaux).

La résolution AG-2010-RAP-08 qui a été adoptée lors de l’assemblée générale du 8 novembre prévoit que « les services à qui incombe la mission d'appliquer les lois sur l’environnement ont besoin d’être en contact avec Interpol (...) Ils contribuent à la répression aux côtés de la communauté policière internationale ».



[1] Pour mémoire, la Cites, ou Convention de Washington, est un accord international qui a pour but de veiller à ce que le commerce international des spécimens d'animaux et de plantes sauvages ne menace pas la survie des espèces auxquelles ils appartiennent. Elle est entrée en vigueur sous l'égide de l'ONU en 1975 et compte 175 parties. Plus de 34.000 espèces sont sous sa protection (l’annexe I interdit totalement le commerce et l’annexe II le régule).



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