Cov: un nouveau procédé de traitement

Le 15 avril 2005 par Bertrand Beauté
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L’Ecole des mines de Nantes a annoncé le 6 avril 2005 le transfert à l’industrie, pour commercialisation, d’un nouveau procédé de traitement des composés organiques volatils. Une nouvelle technique qui répond aussi bien aux grandes qu’aux petites installations.

L'Ademe, la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) et le Conseil régional du Pays de Loire ont décidé le cofinancement d'un projet qui permettra cette année de créer une unité de démonstration pour les PME locales. Trois entreprises, un pressing, une entreprise de plasturgie et une autre de peinture, bénéficieront ainsi de ce nouveau procédé de traitement des composés organiques volatils (Cov). L'Ademe, la Drire du Pays de Loire et la Région financent chacune le projet à la hauteur de 46.700 euros. Car sans de tels financements «il serait difficile pour les petites structures de se payer cette nouvelle technique», estime Pierre Le Cloirec, responsable du département systèmes énergétiques et environnement à l'Ecole des mines de Nantes (EMN).

Il aura fallu huit ans de recherche, à l' EMN, pour mettre au point un procédé industriel de traitement des composés organiques volatils (Cov), mettant en oeuvre du tissu de carbone activé. Par rapport aux filtres utilisés actuellement par les industriels (silo de grains de charbons chauffés), cette nouvelle technologie permet une réduction des coûts de fonctionnement et des coûts énergétiques, un gain de place et une faible maintenance. Depuis novembre 2002, une industrie de chimie a testé en fonctionnement continu le procédé. «Les résultats sont concluants, se réjouit le professeur Pierre Le Cloirec. Le principal avantage est que ce nouveau procédé se présente comme un tissu. Il est donc flexible, ce qui permet de l'adapter à toutes les sources émettrices de Cov.»

Les sources de ces substances sont variées. Le Centre interprofessionnel technique d'études de la pollution atmosphérique (Citepa) estime qu'en 2002, les émissions totales de Cov en France ont atteint 1,6 million de tonnes. La France s'est engagée sur le plan international, dans le cadre du protocole de Göteborg, à réduire ses émissions d'environ 40% entre 1999 et 2010. Cette réduction passe par la mise aux normes des petites structures. Mais «il n'existait pas jusqu'alors de systèmes adaptés aux petits débits de Cov», explique Philippe Vincent, ingénieur industrie de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) du Pays de Loire.




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