Courseulles-sur-Mer: le débat offshore s’est bien passé

Le 17 juillet 2013 par Valéry Laramée de Tannenberg
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75 turbines devraient être installées au large des plages du débarquement.
75 turbines devraient être installées au large des plages du débarquement.
Alstom

Présidente de la commission particulière du débat public du projet de Courseulles-sur-Mer (Calvados), Claude Brévan dresse le bilan de la première concertation menée à propos d’un parc éolien marin.

Cinq mois de débat pour un projet offshore: une première française.

Absolument, et cette première s’est bien passée. Globalement, les participants à nos 14 réunions publiques étaient surtout des résidents permanents, alors que nous avions prévu des réunions au mois de juillet pour permettre aux vacanciers de se joindre à la discussion.

 

Un public intéressé?

Tout à fait. Et, une fois n’est pas coutume, majoritairement composé de partisans du projet. La plupart s’intéressaient à la partie technique d’un projet de parc éolien marin de 450 mégawatts. De nombreuses personnes voulaient évaluer l’impact visuel de l’implantation de 75 éoliennes à une dizaine de kilomètres au large.

 

Peu de préoccupations environnementales?

Elles se sont exprimées tardivement. D’abord par des Anglo-saxons qui craignaient que les turbines ne soient directement installées sur les plages du débarquement. Un sacrilège pour eux. Ils ont vite compris que ce ne serait pas le cas. Plus sérieusement, de nombreuses personnes ont demandé une évaluation des impacts de l’implantation et de l’exploitation du parc éolien pour la faune marine, les poissons, et les mammifères marins. Ils sont repartis un peu frustrés, car les réponses ne pourront être données qu’à l’issue des études d’impact, actuellement en cours.

 

Et les poissons?

Bien sûr, les pêcheurs professionnels se sont manifestés. Ils veulent pouvoir pêcher le plus rapidement possible dans le périmètre du parc et ne comprennent pas pourquoi les procédures sont aussi longues. Ils dénoncent aussi l’accumulation de projets qui restreignent leurs activités: exploitation de granulats, parc éolien, zones Natura 2000, etc.

 

Les promoteurs du projet ont annoncé des créations d’emplois, ce qui a dû susciter de l’enthousiasme, localement?

Officiellement, le projet de Courseulles doit contribuer à la création de 400 emplois, notamment à Ouistreham où doit être installée la base de maintenance. Le problème, c’est que de mois en mois, le nombre de bateaux qui y seront basés est passé de 4 à 2. Par ailleurs, bon nombre de postes seront, en fait occupés par les ingénieurs et techniciens danois de Dong (l’un des 4 partenaires du consortium, avec EDF EN, Alstom et WPD Offshore, ndlr). Enfin, les maîtres d’œuvre n’ont que peu de maîtrise sur les recrutements de leurs futurs sous-traitants. Et comme la langue de travail sera principalement l’anglais, on peut craindre, finalement, que les voisins ne puissent bénéficier que d’une centaine d’emplois.



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