Costa Concordia: priorité au pompage du carburant

Le 17 janvier 2012 par Stéphanie Senet
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Aujourd’hui 17 janvier, la priorité est donnée au pompage du carburant contenu dans le Costa Concordia, qui s’est échoué le 13 janvier, au large de l’île de Giglio, en Italie, causant la mort de 11 personnes.

5 nouveaux corps ont été découverts aujourd’hui, dans l’épave du Costa Concordia, portant à 11 le nombre de victimes, selon un porte-parole de la municipalité du Giglio. 29 personnes sont par ailleurs toujours portées disparues, dont des touristes allemands, italiens, français, américains.

Les 2.380 tonnes de carburant contenu dans les cales du navire font l’objet de toutes les attentions, pour éviter leur écoulement dans ce joyau de la Toscane. Le porte-parole des pompiers, Luca Cari, se veut pour l’heure rassurant: «Les risques de pollution sont minimes, l’épave ne bouge pas, elle est stable, il n’y a pas de trou dans la coque», a-t-il déclaré. A titre de prévention, des bouées couvertes d’une sorte de papier buvard ont été déployées. L’équipe de l’entreprise néerlandaise Smit Salvage, spécialisée dans la récupération des épaves et l’enlèvement du carburant doit commencer le transfert vers des bateaux-citernes italiens. Le pompage devrait prendre au moins trois semaines, selon le directeur exécutif de Royal Boskalis, la maison-mère de Smit Salvage.

«Il faut faire vite car la météo risque de changer. Une éventuelle rupture des réservoirs de carburant aurait des conséquences imprévisibles», a affirmé le ministre italien de l’environnement, Corrado Clini.

La France a proposé à l’Italie son expertise dans le domaine de la lutte anti-pollution pour faire face au risque de marée noire, a annoncé la ministre de l’écologie Nathalie Kosciusko-Morizet. Paris propose notamment de mettre à disposition des autorités italiennes les équipes du Centre de documentation, de recherche et d’expérimentations sur les pollutions accidentelles des eaux (Cedre), situé à Brest, qui a été créé en 1978 au lendemain du naufrage de l’Amoco Cadiz.

Le gouvernement est également prêt à envoyer des barrages flottants et des produits dispersants stockés sur 4 sites de Méditerranée, à Marseille, Toulon, Sète et Berre.

La ministre de l’écologie a ajouté qu’elle militait fortement pour l’interdiction du passage des gros bateaux et des navires dans le détroit de Bonifacio. «Mais il existe un droit international particulier pour les détroits qui empêche la France et l’Italie de décréter à elles seules une interdiction de cette nature», a-t-elle expliqué.

Parti de Civitavecchia, près de Rome, le 13 janvier, le Concordia effectuait une croisière d’une semaine en Méditerranée. Il transportait 4.229 personnes.

Le commandant du navire, Francesco Schettino, a été incarcéré depuis la catastrophe pour homicide multiple par imprudence, naufrage et abandon du navire. Un abandon qu’il nie. Il a par ailleurs affirmé «avoir sauvé des milliers de vies». Son maintien en détention a été demandé par le parquet de Grosseto. Le capitaine est accusé d’avoir, «lors d’une manœuvre maladroite», précipité le navire sur un rocher puis, selon des témoignages et des enregistrements, d’avoir cherché à minimiser l’accident et tardé à réclamer des secours. Il aurait ensuite quitté le navire bien avant la fin de l’évacuation des passagers.

Plus de 70 passagers ont adhéré à une action collective contre la compagnie Costa Crociere, lancée par l’association italienne de défense des consommateurs Codacons. «Notre objectif est de faire obtenir à chaque passager une indemnisation d’au moins 10.000 euros pour les dommages matériels et moraux», a affirmé son président, Carlo Rienzi. Si cette plainte collective est admise par le tribunal de Gênes, les autres passagers auront 120 jours pour s’y associer. Elle pourrait par ailleurs pousser la société Costa Crociere, filiale de l’Américain Carnival Corporation, le numéro 1 mondial des croisières, à trouver un accord extra-judiciaire avec les passagers.

 



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