Coronavirus: le lait de chamelle impliqué?

Le 22 octobre 2014 par Romain Loury
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Une tradition des pays musulmans
Une tradition des pays musulmans
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Le coronavirus qui sévit au Moyen-Orient serait en partie d’origine alimentaire: il pourrait en particulier s’attraper par la consommation de lait de chamelle cru, suggère une analyse de nouveaux cas survenus en Arabie saoudite.

Découvert en septembre 2012, ce MERS-CoV, pour «coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient», a déjà fait 877 victimes, dont 317 sont décédées dans plusieurs pays du Moyen-Orient, notamment en Arabie saoudite, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS).

Si de nombreuses incertitudes demeurent sur son mode de transmission, le chameau semble servir de réservoir. D’autres travaux ont révélé la trace d’un virus proche chez des chauves-souris africaines, mais sans lien clair avec cette maladie moyen-orientale.

Pourtant de nouveaux résultats suggèrent que le MERS-CoV serait en partie transmis par voie alimentaire. En l’occurrence par le lait de chamelle, aliment traditionnel dans ces contrées. Parmi les 7 nouveaux cas rapportés dans le dernier bulletin de l’OMS, daté du 16 octobre, 4 sont survenus chez des hommes en ayant consommé.

Les sécrétions du chameau

Or une étude publiée en juin dans la revue Eurosurveillance montre que le coronavirus survit dans les sécrétions du chameau, dont les excréments, les sécrétions nasales et le lait. Ce qui expliquerait pourquoi de nombreux cas ont été rapportés chez des personnes n’ayant aucun contact avec des camélidés.

Prudente sur les modes de transmission, l’OMS conseille dans son dernier bulletin d’«éviter de boire du lait de chamelle cru ou de l’urine de chameau [utilisée à des fins médicinales, ndlr], ou encore de consommer de la viande qui n’est pas assez cuite». Et, évidemment, «se laver systématiquement les mains avant et après avoir touché un animal et éviter les contacts avec des animaux malades».

La menace du MERS-CoV est particulièrement présente à l’occasion du Hajj, qui a eu lieu début octobre. Ce pèlerinage annuel, au cours duquel 2 millions de musulmans du monde entier se rendent vers La Mecque, risque d’éparpiller la maladie dans le monde entier. En 2012 comme en 2013, aucun musulman français n’a toutefois été infecté par le MERS-CoV.



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