Copenhague: tensions après la fuite de la version danoise d’un accord

Le 09 décembre 2009 par Victor Roux-Goeken
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La fuite d’une proposition de décision (1) du Danemark, baptisée «accord de Copenhague» et publiée hier après-midi par The Guardian, a fortement mécontenté les pays en développement, lors de la seconde journée de la conférence de Copenhague.

Ce projet de texte de 13 pages, annexes comprises, a été mis au point par les pays industrialisés dont les Etats-Unis, menés par le Danemark en marge du cadre onusien de négociation.

Les motifs de mécontentement sont multiples. Les pays en développement ont le sentiment d’être court-circuités par les pays industrialisés, qui se consultent hors du cadre légal de négociation. Et le Danemark, pays hôte de la conférence qui se tient dans sa capitale, devrait faire montre de neutralité, estime le G77.

Ses membres (132 pays en développement plus la Chine) goûtent donc peu l’initiative danoise. Cité par le quotidien britannique, son président soudanais Lumumba Di-Aping a dénoncé un texte qui «prive les pays en développement de leur part juste, équitable et loyale de l’espace atmosphérique».

Le texte ne comprend que peu de chiffres, qui restent à définir. Il prévoit la création d’un «fonds climat» pour les pays en développement qui ne serait pas dirigé par les Nations unies mais par la Banque mondiale et le Global environment facility, partenariat de 10 agences comprenant la Banque mondiale et le Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue), croit savoir l’ONG Oxfam citée par The Guardian.

Le secrétaire exécutif de la CCNUCC, Yvo de Boer, a immédiatement tenté de désamorcer le conflit naissant, en expliquant hier après-midi que le texte danois n’était qu’un projet informel, et que seuls comptaient les textes officiels présentés par les présidents des groupes de travail soumis ensuite aux différentes parties.

Mais le mal est fait, et il sera difficile d’associer les pays en développement à un accord international ambitieux sur le climat s’il «ne respecte pas la justice climatique», selon les Amis de la terre dans un communiqué du mercredi 9 décembre.

(1) Une décision prise dans le cadre d’une conférence des parties (Cop) est juridiquement contraignante


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