Copenhague, nouvelle capitale verte de l’Europe

Le 02 juillet 2012 par Stéphanie Senet
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Copenhague vise le zéro CO2 en 2025
Copenhague vise le zéro CO2 en 2025

C’est finalement la capitale du Danemark qui sera la capitale verte de l’Europe en 2014, après la basque espagnole Vitoria-Gasteiz, cette année, et Nantes en 2013 (1). Ce prix lui a été remis le 29 juin au soir par le commissaire européen en charge de l’environnement Janez Potocnik.

Déjà arrivée finaliste des éditions 2010 et 2011, Copenhague a donc emporté la palme face à Bristol (Royaume-Uni) et Francfort (Allemagne).

La capitale danoise, qui compte 540.000 habitants, a mis en avant son action en faveur de la performance énergétique. Elle a en effet ciblé une réduction de trois quarts de ses émissions de CO2 sur l’évolution de sa consommation d’énergie, en particulier par le remplacement progressif du charbon par la biomasse dans les principales centrales thermiques et électriques de la ville.

Composé de 12 experts issus de la Commission européenne, du Parlement, du Comité des régions, de l’Agence européenne pour l’environnement (AEE), des Gouvernements locaux pour le développement durable (ICLEI), du Bureau de la Convention des maires et du Bureau européen pour l’environnement (BEE), le jury a été sensible aux actions en faveur de l’éco-innovation. Ainsi, Copenhague a développé des partenariats entre les secteurs public et privé. Son projet «North Harbour» -un laboratoire axé sur les éco-technologies- représente en particulier un modèle à dupliquer en Europe, souligne le communiqué de Bruxelles.

Copenhague a d’autres atouts. En matière de transports, elle chouchoute ses cyclistes. L’objectif est en effet de voir, en 2015, 50% de la population opter pour la bicyclette pour aller sur son lieu de travail ou d’étude (contre 35% en 2010). Les piétons ne sont pas en reste. Le but est d’augmenter le recours à la marche à pied de 20% entre 2009 et 2015. Autant d’actions pour faire de la capitale danoise une ville sans émissions de CO2 en 2025.

Pour départager les villes candidates, 12 indicateurs ont été passés à la loupe: la contribution locale au changement climatique, le transport local, les espaces verts et l’utilisation durable des terres, la biodiversité, la qualité de l’air, la pollution sonore, la production, l’assainissement et la consommation d’eau, la production et la gestion des déchets, l’éco-innovation et l’emploi durable, ainsi que la gestion de l’environnement et de la performance énergétique par les autorités locales. Une attention particulière est accordée aux bonnes pratiques qui peuvent être dupliquées dans d’autres villes européennes.

 Au passage, le jury a salué le programme de Bristol, qui a su diversifier ses réseaux urbains en faveur du développement durable (ONG, entreprises, universités, bénévoles), avec un effort particulier déployé contre la pollution atmosphérique et sonore. En revanche, Francfort a suscité l’inquiétude des experts en raison de l’extension de son aéroport et de ses conséquences sur la qualité de vie des habitants et sur la ceinture verte située dans le sud de la ville.

(1) Créé en 2006 par l’ancien maire de Tallinn (Estonie), Jüri Ratas, ce prix a aussi récompensé Stockholm (Suède) en 2010 et Hambourg (Allemagne) en 2011.



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