Copenhague: les Etats-Unis veulent un accord à leur sauce
Le 17 septembre 2009 par Victor Roux-Goeken
Politique & Société, Production d'énergie, Consommation d'énergie, Transport d'énergie, Energie renouvelables, Droits/Fiscalité Energie Si l’UE entend conserver une architecture similaire à celle du protocole de Kyoto, où les réductions de gaz à effet de serre (GES) sont soumises à un système international réglementant leur calcul, l’achat de crédits carbone et la contribution de secteurs tels que la forêt, les Etats-Unis sont partisans de l’adoption unilatérale par les Etats de leurs propres règles et des moyens pour atteindre leurs objectifs.
Selon le Guardian, ce désaccord place l’UE dans une situation difficile. Celle-ci est peu encline à critiquer ouvertement l’administration Obama, car elle lui est reconnaissante d’avoir pris à bras le corps -au moins en théorie- la lutte contre le changement climatique.
Or, parvenir à conclure un accord ambitieux lors de la conférence de Copenhague est considéré comme la dernière chance pour limiter à 2 degrés d’ici 2100 la hausse de la température planétaire moyenne.
L’hypothèse d’une «fracture climatique» entre UE et Etats-Unis ravive de vieux souvenirs. En 1997, le Sénat américain rejetait à l’unanimité, pour des raisons économiques, un protocole de Kyoto fraîchement signé. Les Etats-Unis devenaient alors le seul pays industrialisé à ne pas l’avoir ratifié tout en étant l’un des principaux émetteurs mondiaux.
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