Copenhague: «les Etats-Unis sont le problème», selon Borloo

Le 17 novembre 2009 par Victor Roux-Goeken
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Fini le temps où l’on pensait que le président Barack Obama ferait revenir les Etats-Unis à la table des négociations diplomatiques, après 8 années d’absence de l’administration Bush (1).

Désormais, dans l’adoption d’un accord international sur le climat, «les Etats-Unis sont le problème, il n'y a aucun doute là-dessus», a déclaré le 15 novembre à Reuters le ministre chargé de l’environnement Jean-Louis Borloo.

Ses propos faisaient suite aux déclarations, un peu plus tôt, du président américain et des dirigeants des pays du Forum de coopération Asie-Pacifique (Apec) réunis à Singapour, jugeant «irréaliste» de parvenir à un accord sur le climat juridiquement contraignant lors du sommet de Copenhague en décembre. Le communiqué final de l’Apec ne mentionne même plus une baisse des émissions mondiales de CO2 de moitié d’ici 2050 par rapport à 1990.

A 20 jours du sommet, il paraît de plus en plus probable que la communauté internationale s’entendra pour repousser à la mi-2010 à Bonn la conclusion d’un accord climatique. Cette option aurait l’avantage de permettre aux Etats-Unis d’adopter son paquet Climat. Mais cette fois-là devra être la bonne: si la conclusion d’un accord était reportée à Mexico (décembre 2010), l’administration Obama pourrait être influencée par la proximité des élections de mi-mandat de 2010. Et minimiser à nouveau la portée d’un accord international.

Pendant ce temps, les présidents français et brésilien, Nicolas Sarkozy et Luiz Inacio Lula entendent contrecarrer les Etats-Unis et la Chine (40% des émissions mondiales à eux deux): le 14 novembre, ils ont déclaré soutenir un objectif de limitation de la hausse moyenne des températures mondiales à 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels et de baisse d’au moins 50% des émissions de GES d'ici 2050 par rapport à 1990.

Paris et Brasilia soutiennent aussi la création d’une organisation mondiale de l’environnement, qui pourrait voir le jour en 2012. Le 13 novembre, le Brésil, 4e émetteur de GES au monde, avait annoncé son intention de se fixer un objectif compris entre 36 et 39% en 2020 par rapport à 1990 au sommet de Copenhague.

«Les Etats-Unis et la Chine déçoivent le monde», a regretté le président allemand de la commission parlementaire européenne Environnement Jo Leinen (groupe socialiste et démocrate, S&D) dans un communiqué du 16 novembre. «Les plus gros pollueurs s’avèrent devenir les plus grands ratés de la protection du climat.»

(1) Dans le JDLE «‘Les Etats-Unis vont devenir pro-actifs’»


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