Copenhague: la France et l’UE veulent rebondir après l’échec

Le 23 décembre 2009 par Victor Roux-Goeken
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Comment rebondir après l’échec du sommet de Copenhague (1)? Recevant à nouveau mardi 22 décembre les organisations environnementales présentes dans la capitale danoise ces deux dernières semaines (2), le président de la République Nicolas Sarkozy leur a présenté une «feuille de route (…) tournée vers l’Afrique et la forêt», selon France nature environnement.

La fédération d’associations environnementales indique que le chef de l’Etat a annoncé une réunion à Paris fin janvier des représentants des 4 grands bassins forestiers du monde –Amazonie, Congo, Indonésie et Sibérie–, suivie d’une réunion des chefs d’Etat de ces bassins à une date à préciser.

Le climat sera aussi à l’ordre du jour du sommet de l’Union africaine d’Addis-Abeba (Ethiopie) du 31 janvier au 2 février. La protection de l’environnement pourrait être au centre d’un sommet Afrique-France organisé au mois de mai.

Enfin, un groupe «Copenhague +» composé des 28 pays en faveur d’une baisse de moitié des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 pourrait se réunir en mars-avril, toujours d’après FNE. Cet objectif n’est pas inscrit dans l’«accord de Copenhague» du 18 décembre. Seule y figure la volonté de limiter à 2°C la hausse moyenne de la température mondiale en 2100. Au risque de se faire reprocher de faire cavalier seul, Nicolas Sarkozy semble donc opter pour la voie «plan justice-climat», défendue par Jean-Louis Borloo tout au long de l’année 2009. 

Les idées ne manquent pas, contrairement à l’Union européenne, où les idées «post-Copenhague» sont moins claires. Réunis hier à Bruxelles, les 27 ministres européens de l’environnement comptent en effet sur une analyse du sommet de Copenhague qui sera présentée par la Commission… le mois prochain, au cours d’un Conseil Environnement informel à Séville –l’Espagne prenant les rênes du Conseil de l’UE pour un semestre à partir du 1er janvier 2010 à la suite de la Suède.

Les ministres ont réitéré leur offre conditionnelle de 30% de réduction des émissions de GES en 2020 par rapport à 1990, et réaffirmé qu’ils étaient prêts à contribuer au fonds 2010-2012 pour les pays en développement à hauteur de 2,4 milliards d’euros.

Cette «analyse» mécontente le groupe des Verts européens, qui estime que l’UE doit «décider une fois pour toute de réduire ses émissions de 30% par rapport à 1990 de manière inconditionnelle» pour reprendre sa place de leader dans les négociations sur le climat.  

(1) Dans le JDLE «Copenhague s’achève sur un accord politique non contraignant»
(2) Dans le JDLE «Reçues en marge du Conseil européen, les ONG critiques avec Sarkozy»


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