COP21: pas de marche mais des chemins de traverse

Le 19 novembre 2015 par Stéphanie Senet
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Les ONG ne sont pas à court d'idées...
Les ONG ne sont pas à court d'idées...

C’est un coup dur pour la mobilisation citoyenne. Au lendemain des attentats parisiens, le chef de l’Etat et le Premier ministre ont décidé, le 18 novembre, d’interdire toute manifestation publique en marge de la COP 21.

 

Cette mesure vise principalement la grande marche du 29 novembre, et le rassemblement du 12 décembre prévu en clôture des négociations. «La situation créée par les attentats odieux du 13 novembre et les investigations menées depuis imposent que les conditions de sécurité soient renforcées. Dans ce cadre, la totalité des manifestations organisées dans les espaces fermés et aisément sécurisables seront maintenues. En revanche, afin d’éviter tout risque supplémentaire, le gouvernement a décidé de ne pas autoriser les marches pour le climat prévues à Paris et dans d’autres villes de France les 29 novembre et 12 décembre», justifie le ministre des affaires étrangères, et président de la COP 21, Laurent Fabius, dans un communiqué.

 

D’autres formes créatives

Compréhension et déception ont suivi la décision gouvernementale. La Coalition Climat 21, qui regroupe plus de 130 organisations de la société civile, regrette, par la voix de Juliette Rousseau sa coordinatrice, «qu’aucune alternative n’ait été trouvée pour permettre nos mobilisations. Pas de COP 21 sans mobilisation de la société civile». Le WWF assure travailler actuellement, au sein de la Coalition, «à d’autres formes créatives pour mobiliser les citoyens en toute sécurité». Même chose à la Fondation Nicolas Hulot, qui phosphore actuellement sur des formes de mobilisation alternatives correspondant aux «règles fixées par le gouvernement».

A l’origine de la grande marche du climat de septembre 2014, qui a notamment réuni 400.000 personnes à New York, la communauté Avaaz maintient l’opération du 29 novembre sur un mode virtuel. Au lieu de défiler, les manifestants pourront remplir la place de la République, à Paris, de chaussures de marche d'ici au 28 novembre.

 

Des bistrots Climat

Interrogé par le JDLE, le président de l’association 4D Pierre Radanne estime «qu’il est nécessaire d’abandonner les rassemblements massifs pour éviter d’exposer la population». Pas de capitulation pour autant face à la peur. L’ancien président de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) propose par exemple d’organiser des «bistrots Climat» dans toute la France, afin de maintenir une mobilisation populaire et de parler à toutes les communautés. «Pendant 15 jours, nous allons avoir le privilège d’accueillir des spécialistes du climat venus de tous les pays. Il faut leur donner la parole», poursuit-il.

 

57 marches dans le monde entier

En France, le sommet citoyen pour le climat, qui doit se tenir les 5 et 6 décembre à Montreuil (Seine-Saint-Denis) reste à l’ordre du jour, tout comme la Zone d’action pour le climat, du 7 au 11 décembre au Cent quatre à Paris. Le sommet des maires pour le climat est également confirmé pour le 4 décembre à la mairie de Paris. «Tout ce qui se déroule dans un lieu fermé devrait être maintenu, avec un renforcement de la sécurité», explique au JDLE Célia Blauel, maire adjointe en charge du plan Climat.

En dehors de l’Hexagone, une forte mobilisation reste au rendez-vous. 2.173 événements sont prévus dans plus de 150 pays, et 57 marches dans le monde entier, selon la Coalition Climat 21.

 

 



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