COP21 : L’Europe sait enfin quoi dire

Le 18 septembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Le commissaire à l'énergie et au climat n'a pas pu convaincre les 28 de s'engager sur le long terme.
Le commissaire à l'énergie et au climat n'a pas pu convaincre les 28 de s'engager sur le long terme.
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Le conseil des ministres de l’environnement a fixé, ce vendredi, les éléments de langage de la délégation communautaire au sommet climatique de Paris.

Les 28 seront ambitieux. Ce vendredi 18 septembre, les ministres de l’environnement de l’UE ont choisi de s'engager à moyen et à long termes. Moins de trois mois avant le sommet climatique de Paris (la COP 21), Bruxelles voulait muscler le discours communautaire et tracer de prometteuses perspectives. Une façon comme une autre de s’attirer les bonnes grâces des pays du sud, dont l’unanimité est vitale à la conclusion d’un accord à Paris, mi-décembre.

L’équipe du commissaire à l’énergie et au climat, Miguel Cañete, avait notamment imaginé que l’Europe s’engage non seulement à réduire de 40% ses émissions de GES entre 1990 et 2030 (un engagement valant acceptation du paquet énergie climat 2030, toujours en discussion), mais aussi qu’elle borne la voie de sa décarbonisation totale.

 

Le conseil a également acté la création de la réserve de stabilité. Ce mécanisme doit permettre de réduire le surplus de quotas d’émissions de l’ETS, contribuant ainsi à revaloriser les cours du carbone européen.

 

Dans un projet de conclusion du conseil environnement, lu en début de semaine par le JDLE, la Commission proposait, dans un premier temps, d’abattre de 60% les émissions européennes entre 2010 et 2050, avant d’atteindre une décarbonisation totale, à l’horizon 2100. Deux propositions pratiquement adoptées tel quel par les ministres.

Dans le communiqué publié en début d'après-midi, l’Europe s'engage bien à abattre de 40% ses émissions entre 1990 et 2030. Elle se propose aussi de réduire son empreinte cabrone de moitié à l'horizon 2050. La décarbonisation totale reste dans le collimateur, mais pour la fin du siècle.

Les 28 affirment, en outre, leur attachement à la conclusion d’un accord «légalement contraignant, ambitieux et durable. Cet accord, soulignent-ils, devra lancer un signal fort au monde de la finance pour financer l’atténuation des pays industrialisés et l’adaptation des pays pauvres.

Le conseil des ministres demande enfin que l’accord de Paris fixe un objectif à long terme, compatible avec la stabilisation du réchauffement à 2°C et qu’il oblige les Etats signataires à signer une clause de revoyure quinquennale. Histoire de vérifier que les Etats sont toujours sur la trajectoire menant au zéro carbone.

 

 

 

 



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