COP21 : des intellectuels musulmans appellent à la conclusion d’un accord

Le 24 août 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Co-signatrice de la déclaration d'Istanbul, Nana Firman est une ancienne experte du WWF.
Co-signatrice de la déclaration d'Istanbul, Nana Firman est une ancienne experte du WWF.
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Le pape François fait des émules. Quelques semaines après la publication par le souverain pontife d’une lettre encyclique appelant l’humanité à changer de mode de développement et à maîtriser ses émissions de gaz à effet de serre, un aréopage international d’intellectuels musulmans suit la piste ouverte par l’évêque de Rome.

 

à l’issue d’un colloque, qui s’est tenu mi-août, à Istanbul, 27 théologiens, oulémas, associatifs, scientifiques[1] ont publié une déclaration islamique sur le changement climatique global.

 

Se basant sur les rapports du Programme des nations unies pour l’environnement (Pnue) et du groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat  (GIEC), les signataires reconnaissent la responsabilité des hommes dans le changement climatique. Ils appellent aussi la communauté internationale à conclure un accord lors du sommet de Paris (COP 21), en décembre prochain. Cet accord, selon eux, devra préparer la décarbonisation de nos économies — laquelle devra survenir au milieu du siècle au plus tard —, inciter les pays les plus riches (dont les producteurs de pétrole) à aider financièrement les plus pauvres.

 

Quelle peut être l’influence d’un tel texte ? Rédigée en anglais, contrairement à l’encyclique papale[2], la déclaration d’Istanbul sera sûrement peu lue dans la oumma, la communauté de 1,6 milliard de musulmans. Elle est toutefois la première prise de position officielle de musulmans, certes avertis, sur le changement climatique.

 

Cette déclaration signifie-t-elle que les pays où l’Islam est la religion dominante (voire d’Etat) vont signer des deux mains l’éventuel accord de Paris ? Certainement pas. Pas plus que les chrétiens, les « pays musulmans » ne sont unis sur le climat. Certains, comme le Pakistan, les Maldives ou le Bangladesh sont directement menacés par les conséquences du réchauffement. D’autres, comme les pétromonarchies, sont de gros émetteurs et ont toujours ralenti les négociations.



[1] dont trois femmes, tout de même!

[2] Laudato si’ a été immédiatement publiée en 8 langues.

 



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