COP 24: mode d’emploi

Le 23 octobre 2018 par Valéry Laramée de Tannenberg
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35 gouvernements ont été conviés à la préparation de la COP 24.
35 gouvernements ont été conviés à la préparation de la COP 24.
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La présidence polonaise de la COP 24 réunit jusqu’à mercredi 24 octobre une trentaine de gouvernements pour fluidifier le fonctionnement du prochain sommet Climat de l’ONU. Objectif: définir avant la fin de l’année les règles de mise en œuvre de l’Accord de Paris.


Les négociations climat ne s’arrêtent jamais. En septembre, délégués nationaux et experts s’étaient quittés sur un résultat en demi-teinte. Au lieu d’accoucher des règles de mise en œuvre de l’Accord de Paris, les participants à la conférence de Bangkok avaient seulement réussi à compiler toutes les propositions nationales en un indigeste ouvrage de plus de 300 pages.

En catimini, cette réunion inter-COP avait confié aux 4 coprésidents des organes subsidiaires la tâche de préparer un projet de texte pour la COP 24, qui s’ouvrira le 4 décembre prochain à Katowice. Cette COP est un rendez-vous important. C’est à l’issue de cette quinzaine polonaise que devront être validées les règles du jeu de l’Accord de Paris.

 divergences

Un exercice difficile, tant les exigences des pays peinent parfois à converger. Notamment lorsqu’il s’agira de produire, en toute transparence, des données fiables sur les émissions de gaz à effet de serre, les investissements consentis, etc. «Il y a des divergences majeures entre les parties sur le niveau de détail que devront contenir les contributions nationalement déterminées (NDC) et sur les règles qui encadreront l’action des pays développés et en développement», confirme sur son blog Yamide Dagnet, spécialiste des négociations pour le World Resource Institute (WRI).

cohérence

Pour fluidifier les discussions, les présidents des organes subsidiaires de mise en œuvre (SBI), de conseil scientifique et technologique (SBSTA) et du groupe de travail sur l’Accord de Paris (APA) ont publié leur note de cadrage de la COP 24.

En 6 pages, les 4 soutiers des négociations proposent un cadre de discussion pour la COP. «Alors que bon nombre de projets de décisions ont été mis sur la table à Bangkok, nous voulons par cette note mettre de la cohérence dans les négociations et leurs résultats à l’issue de la COP», explique l’un des rédacteurs.

35 gouvernements à la préCOP

La cohérence? Cela implique, par exemple, que les négociateurs se gardent de conserver toutes les options présentées en septembre et qu’ils s’accordent sur le degré de précision des règles. «Pour le moment, les parties ne s’y retrouvent plus. Elles devront rationnaliser et sans doute simplifier leurs propositions», souligne le diplomate.

Une répétition a d’ailleurs commencé lundi 22 octobre. Le gouvernement polonais a invité à Cracovie les représentants de 35 gouvernements. Objectif de ces deux journées de réunion préparatoire: les briefer sur le processus de discussion et tester certaines idées sur les sujets cruciaux de l’atténuation, l’adaptation, la transparence des données et, bien sûr, les finances.

Il leur restera un petit mois pour affiner leur position nationale avant que ne s’ouvrent les dernières tractations le 4 décembre.
 

 

On n’y croyait plus. Et puis soudain, c’est reparti. Trois mois après le départ de son directeur général, le fonds Vert pour le climat (FVC) a rendu ses premières décisions de l’année. Le 21 octobre, l’institution onusienne a validé le financement de 19 projets bas carbone, pour un investissement total supérieur au milliard de dollars. Parmi ceux-ci le déblocage de 280 M$ pour faciliter le financement de projets d’adaptation par les banques locales de 17 pays d’Afrique, un dispositif également soutenu par l’Agence française de développement (AFD).



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