COP 21: les associations saluent l’accord de Paris

Le 12 décembre 2015 par Romain Loury
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Deux semaines de travail, un accord historique
Deux semaines de travail, un accord historique
VLDT

Alors que les COPistes attendaient patiemment l’adoption de l’accord, plusieurs associations manifestaient leur satisfaction devant le texte, certaines y voyant un résultat allant au-delà de leurs espérances.

«C’est un accord historique, un tournant dans la crise climatique», juge Jennifer Morgan, directrice du programme Climat au World Resource Institute (WRI). Pour Michael Jacobs, conseiller au think-tank New Climate Economy, il envoie «un signal économique» aux entreprises et aux investisseurs, élément «remarquable» qui accélèrera la transition énergétique.

Selon Thomas Spencer, directeur du programme Climat à l’Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), l’accord est «bien au-dessus d’un plus petit dénominateur commun», que les associations disaient craindre lors de la version remise par le groupe ADP, à l’issue de la première semaine de la COP 21. Depuis la deuxième version publiée jeudi 10 décembre, «rien n’a trop changé», admet-il. Mieux que cela pour Michael Jacobs: «La plupart des choses que nous pensions perdre ont été renforcées».

Une vision à plus long terme

Elément central de l’accord, la révision des INDC[1] tous les 5 ans est «bien cadrée», estime Michel Colombier, directeur scientifique de l’Iddri: «C’est un mécanisme qui permet de sortir d’un système ancien, par périodes», comme le protocole de Kyoto. Ce nouveau système permet «une vision glissante», continue, qui favorisera «l’anticipation par les entreprises et les collectivités locales», ajoute-t-il.

Selon le porte-parole de la Fondation Nicolas Hulot, Matthieu Orphelin, «cet accord peut constituer la base des dizaines d’années à venir». Si la référence à une cible de réduction d’ici 2050 a été laissée de côté par les négociateurs, qui lui ont préféré «l’équilibre» entre les émissions et les puits de carbone durant la seconde moitié du XXIe siècle, «cela revient à limiter les émissions de 70% à 95% d’ici 2050: nous saurons le rappeler», promet Matthieu Orphelin.

Un essai à transformer

D’autres associations font montre d’un accueil plus mitigé, notamment le réseau Action Climat (RAC) France, dont la directrice Anne Bringault estime qu’«un accord multilatéral, certes indispensable, ne peut suffire. Il reste beaucoup à faire pour accélérer la transition et la société civile sera plus que jamais mobilisée pour dénoncer les responsables et déployer les (vraies!) solutions».

Quant au directeur de Greenpeace France, Jean-François Julliard, il espère beaucoup du «véritable mouvement pour les énergies renouvelables [qui] grandit tous les jours dans les villes, les entreprises, les pays entiers», «hors de la bulle des conférences onusiennes». Une «bulle» dont seul l’avenir dira de quel air elle était remplie.



[1] Intended nationally determined contributions (contributions décidées à l’échelle nationale)

 


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