COP 21: le bel avenir des énergies décarbonées

Le 16 novembre 2015 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Systèmes photovoltaïques en test à l'INES.
Systèmes photovoltaïques en test à l'INES.
VLDT

Les bilans des promesses climatiques des Etats (INDC) se suivent et ne se ressemblent pas toujours. Côté réchauffement, la messe semble à peu près dite. Climatologues et experts de l’ONU estiment que la mise en œuvre complète (et durant tout le siècle!) des engagements figurant dans les 134 INDC publiées permettront de stabiliser le réchauffement entre 2,7°C et 3°C d’ici 2100.

Peut-on en tirer d’autres enseignements? Oui, répondent sans ambages les analystes du World Resources Institute (WRI) et de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Notamment sur l’évolution des marchés des énergies dites «décarbonées»: néologisme regroupant les renouvelables et le nucléaire.

En se basant sur leurs INDC, le WRI esquisse l’évolution des bouquets énergétiques du Brésil, de la Chine, de l’Union européenne, de l’Inde, de l’Indonésie, du Japon, du Mexique et des Etats-Unis qui, ensemble, engloutissent 65% de l’énergie primaire mondiale. Dans une note, récemment mise en ligne, le think tank américain estime que la production d’énergie décarbonée pourrait ainsi passer de 9.000 à 20.000 térawattheures par an, entre 2012 et 2030.

la part du lion

Dans le lot, les énergies renouvelables électriques se taillent la part du lion. De 8.651 TWh/an, en 2012, leur production serait portée à 17.176 TWh/an, deux décennies plus tard. Les fruits indirects de la COP 21 pourraient donc permettre d’accélérer de 17% le rythme d’équipement en «énergies propres» par rapport à un scénario tendanciel, expliquent Katherine Ross et Thomas Damassa, auteurs de l’étude.

C’est le 12 novembre que le Pakistan a publié son INDC. Fait unique: le document tient sur une seule page et n’annonce absolument aucun engagement. Cela surprend. Une version intermédiaire tablait sur une diminution des émissions de l’ordre d’une centaine de millions de tonnes par an à l’horizon 2030: le quart des rejets de GES comptabilisés en 2012.

C’est aux Etats-Unis, en Inde, au Japon, au Brésil et au Mexique que le verdissement du secteur électrique sera le plus important. Selon les simulations du WRI, la production d’électrons verts sera respectivement accrue de 300%, 271%, 91%, 436%, et 295%, toujours en une vingtaine d’années. Les investisseurs seront invités à mettre la main au portefeuille.

2.665 milliards de dollars

Entre 2015 et 2025, souligne l’AIE dans la dernière édition du World Energy Outlook, la planète électrique consacrera 2.665 milliards de dollars (2.488 Md€) dans les énergies vertes, dont un bon millier en Chine, en Inde et au Brésil. Durant la période 2015-2040, les électriciens consacreront trois fois plus d’argent que les pays les plus industrialisés au titre de l’aide (100 Md$/an) aux pays les plus vulnérables aux conséquences des changements climatiques.

Le nucléaire sera moins fréquemment utilisé. Pour autant, l’atome n’est pas la source d’énergie en déclin rêvée par les anti-nucléaire. Entre 2012 et 2030, la production d’électricité nucléaire devrait quasiment décupler en Chine et quintupler en Inde, rappelle le WRI. En 2014, 70 gigawatts de capacités nouvelles étaient en construction. Et une quarantaine de pays, souligne l’AIE, étudient la possibilité de recourir à cette forme d’énergie.

 

 



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