COP 21: la parole aux citoyens le 6 juin

Le 27 mai 2015 par Stéphanie Senet
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Pour chacun des 104 débats, une centaine de citoyens ont été sélectionnés
Pour chacun des 104 débats, une centaine de citoyens ont été sélectionnés

Pour la troisième fois dans l’histoire des négociations internationales, une consultation mondiale des citoyens est organisée, le 6 juin prochain, 6 mois avant la COP 21.
 

Le président de la Commission nationale du débat public (CNDP) en est persuadé. «L’accord issu de la COP 21 ne peut se passer des citoyens. Mieux, seule une mobilisation citoyenne mondiale permettra de garantir la conclusion d’un accord», a affirmé Christian Leyrit lors d’une conférence de presse organisée ce 27 mai à Paris.

Malheureusement, l’histoire ne lui donne pas raison. Organisée par le même Danish Board of Technology, une consultation similaire s’est déjà tenue avant la COP 11 d’Hyderabad (sur la biodiversité) en 2012 et surtout avant la COP 15 de Copenhague, avec le succès que l’on connaît.

104 débats dans 83 pays

Si la méthode est de nouveau la même (World Wide Views), l’ampleur de la consultation labellisée COP 21 est toutefois historique, avec 104 débats organisés le même jour (6 juin) dans 83 pays différents. L’Afrique est au rendez-vous avec 32 pays mobilisés, contre seulement 17 du continent américain, 18 en Asie-Océanie et 16 en Europe (une majeure partie de l’Europe centrale et orientale est absente du rendez-vous). 14 débats se dérouleront dans l’Hexagone.
 

Résultats à la mi-juin

«Pour chaque débat, une centaine de citoyens ont été sélectionnés selon des critères liés à l’âge, au sexe, à la catégorie socioprofessionnelle, à la zone géographique et à la non-appartenance à des réseaux écologistes car ils doivent être profanes sur le sujet», explique Bjorn Bedsted, coordinateur du débat. A l’issue d’une journée de débat, les citoyens seront amenés à se prononcer sur plusieurs thèmes. Les résultats de leurs délibérations seront ensuite présentés à Bonn, mi-juin, lors de l’intersession.

Avec un coût affiché d’1,2 million d’euros (sans compter les frais liés aux organisations régionales), l’opération est financée par le ministère de l’écologie, les 14 régions françaises, le groupe Engie, la fondation danoise KR, le président de l’Assemblée nationale, l’Agence fédérale de l’environnement allemande, la Fondation de France, l’Agence spatiale européenne, les groupes socialiste et écologiste du Sénat, le ministère de l’environnement norvégien, la métropole grenobloise et la ville de Paris. Une partie de l’enveloppe se compose d’aides destinées aux pays les plus défavorisés.



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