COP 21: la Chine et l’Inde font front commun

Le 18 mai 2015 par Aude Massiot
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Narendra Modi (à gauche) en visite à Pékin
Narendra Modi (à gauche) en visite à Pékin

Le 15 mai, la Chine et l’Inde se sont entendues, pour la première fois, pour demander aux pays développés de faire plus d’effort sur les questions climatiques.

 

 

«Nous demandons vivement aux pays développés d’augmenter leurs objectifs de réduction d’émission pour 2020, et d’honorer leurs engagements à donner 100 milliards de dollars [88 Md€] par an pour 2020 aux pays en développement», ont réclamé les gouvernements chinois et indien dans un communiqué publié le 15 mai, lors de la visite à Pékin du Premier ministre indien, Narendra Modi. La mobilisation de fonds pour aider les pays en développement victimes du réchauffement climatique est un des grands enjeux de la COP 21, alors que le fonds Vert, qui est l’un des véhicules des 100 milliards promis en 2009 à Copenhague, peine à remplir ses objectifs.

 

Des exigences qui persistent

Premier et troisième plus gros émetteurs de gaz à effet de serre de la planète, la Chine et l’Inde ne sont pourtant pas les mieux placées pour formuler de telles demandes. Elles n’ont toujours pas rendu leurs contributions nationales (INDC) en vue de la COP 21, organisée en décembre à Paris. Elles ont d’ailleurs indiqué qu’elles les rendraient «bien avant la conférence sur le climat».

Elles en ont aussi profité pour rappeler la nécessité de prendre en compte «des responsabilités historiques ainsi que des stades de développement différents entre les pays développés et les pays en développement». Une position qui est l’une des principales sources de blocage dans les négociations.

 

Un soutien commun à la COP 21

Malgré tout, cette déclaration a été l’occasion de signaler l’engagement des deux pays dans la future conférence des Nations unies: «Les deux gouvernements travailleront ensemble, avec d’autres pays, pour faire avancer les négociations multilatérales afin de réaliser un accord complet, équilibré, équitable et efficace. [...] Dans ce contexte, nos deux pays expriment leur profond soutien pour la réussite de la conférence des Nations unies sur le climat.»

Un soutien qui n’est pas anecdotique au vu des positionnements frileux de ces deux pays sur les questions climatiques. Ces engagements vont dans la continuité des deux accords bilatéraux signés avec les Etats-Unis, le 12 novembre 2014 pour la Chine et le 25 janvier 2015 pour l’Inde.

 

Des engagements renforcés

Les deux gouvernements ont aussi déclaré vouloir renforcer leurs partenariats concernant le développement des énergies renouvelables, de l’efficacité énergétique, des transports propres, comme les voitures électriques, et de l’urbanisation non carbonée.

Le jour même de cette déclaration, Laurent Fabius se rendait en Chine pour discuter, entre autres, de la coopération sur les questions environnementales pour la COP 21. Il est revenu en annonçant que les objectifs chinois seraient rendus publics «dans les prochaines semaines». Bruxelles et Washington ont déjà communiqué les leurs au mois de mars. Celles de la Chine et de l’Inde sont donc attendues avec appréhension.

 



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