COP 20: l’Inde déçoit

Le 11 décembre 2014 par Valéry Laramée de Tannenberg
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Prakash Javadekar, ministre de l'environnement et du climat indien.
Prakash Javadekar, ministre de l'environnement et du climat indien.
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Depuis la vingtaine d’années que durent les négociations climatiques, l’Inde n’a jamais été un partenaire facile pour les chancelleries occidentales. La plus grande démocratie du monde, qui est aussi le troisième émetteur de gaz à effet de serre (GES), a souvent conclu les discussions en demandant que les pays les plus industrialisés, en grande partie responsables du dérèglement actuel du climat, réduisent d’abord leurs émissions, le temps que les pays émergents achèvent leur développement.

Solaire, gestion de l'eau, normes thermiques

La situation a légèrement évolué durant l’administration de Manmohan Singh. Au printemps 2008, l’économiste sikh annonce un vaste plan de lutte contre le changement climatique. Présenté avec un an de retard, le National Action Plan on Climate Change (NAPCC) prévoit de doter le pays de nombreuses centrales photovoltaïques, de moderniser les centrales au charbon (60% de la production d’électricité), d’améliorer la gestion de l’eau, de planter 6 millions d’hectares de forêt et de durcir les normes thermiques du bâtiment. Quelques mois plus tard, New Delhi annonce le lancement d’un important programme d’énergies renouvelables: en 10 ans, l’Inde devra se doter de 20.000 mégawatts crête de capacités photovoltaïques.

Pas de partenariat en vue

Depuis, rien ou presque. Pour se concilier les bonnes grâces indiennes, le gouvernement américain souhaite conclure un partenariat avec l’Inde, comparable à celui noué avec la Chine. Hélas, les tractations, comme souvent, s’éternisent. En début de semaine, le négociateur américain en chef, Todd Stern, a confirmé qu’un accord avec l’Inde n’était pas à l’ordre du jour.

Seule consolation: les promesses de développement des énergies renouvelables faites le 9 décembre par le ministre indien de l’environnement. Dans un discours prononcé à Lima lors de la COP 20, Prakash Javadekar a confirmé que l’Inde entendait désormais mettre en service 100.000 MWc de capacités photovoltaïques d’ici 2020: 30 fois plus que les capacités installées depuis 2009. Le ministre a également confirmé le vote prochain d’une loi programme sur le changement climatique. Texte qui ne fixera aucun objectif de réduction d’émission de GES mais qui devrait reprendre à son compte ceux du NAPCC de 2008.

 



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