Convention de Rotterdam: pas d’accord sur l’amiante chrysotile

Le 05 novembre 2008 par Victor Roux-Goeken
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Si le tributylétain (TBT), composé d’un pesticide, notamment utilisé dans les peintures pour coques de navire, a bien été ajouté à la liste des produits dangereux de la Convention de Rotterdam, ce n’est pas le cas de l’amiante chrysotile (1). Les quelque 120 Etats signataires de cette convention étaient réunis à Rome du 27 au 31 octobre derniers.

Principal opposant à l’inscription de ce produit, dont il est l’un des principaux producteurs mondiaux: le Canada. Le pays est très fortement suspecté d’avoir poussé ses principaux clients (Inde, Pakistan, Philippines et Vietnam) à s’y opposer.

«L'amiante chrysotile est la forme d'amiante la plus répandue, représentant environ 94% de la production mondiale d'amiante», a rappelé l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un communiqué. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a déclaré que le chrysotile est un agent cancérogène, et que 90.000 personnes meurent chaque année des suites de maladies liées à l'amiante.

L’endosulfan, pesticide très répandu dans le monde, utilisé entre autres pour la culture du coton, n’a pas non plus été ajouté à la fameuse liste.

(1) Voir l’article du JDLE «Produits dangereux: l’amiante chrysotile toujours pas considérée comme tel»


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