Contrôle des tours aéro-réfrigérantes en Ile-de-France

Le 02 février 2006 par Christine Sévillano
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La Drire Ile-de-France a fait procéder à des analyses dans l'ensemble des tours-aéroréfrigérantes de la grande couronne dans le cadre de la prévention du risque de légionellose. Un quart des tours ont présenté des taux anormaux.

25% des tours aéro-réfrigérantes de la grande couronne d'Ile-de-France ont dû procéder à des actions correctives: elles faisaient suite à une campagne de contrôles inopinés des installations, menée par la Direction régionale de l'industrie, de la recherche et de l'environnement (Drire) entre mai et octobre 2005, dans le cadre de la prévention du risque de prolifération de légionelles. La Drire a mandaté 7 laboratoires d'analyses qui ont réalisé plus de 550 prélèvements dans les 250 établissements recensés en Seine-et-Marne, Yvelines, Essonne et Val-d'Oise, qu'il s'agisse de bâtiments du tertiaire (centres commerciaux, patinoires, centres informatiques, etc.) ou d'industries qui nécessitent d'avoir un processus de refroidissement (fonderie, imprimerie, sucrerie, etc.).

Les analyses ont révélé un dépassement du seuil d'alerte de 1.000 unités formant colonie par litre (UFC/l) dans 33 établissements, et un dépassement de 100.000 UFC/l dans 11 exploitations, ce qui nécessite un arrêt de l'installation pour une vidange, une désinfection et une révision de l'étude de risque. «Ces situations anormales n'ont pas eu d'impact avéré sur la population, d'autant plus que celles qui dépassaient 100.000 UFC/l ont été arrêtées immédiatement par leur exploitant une fois le fax du laboratoire reçu. La preuve: nous n'avons pas eu de cas groupés de légionellose à déplorer en Ile-de-France», explique Florent Sovignet, chargé de mission sur la prévention du risque légionellose à la Drire. Aucun secteur n'est épargné, ni les industries, ni le secteur tertiaire. «Toutefois, dans les industries, qui étaient déjà souvent classées comme installation classée pour la protection de l'environnement (ICPE), la démarche de l'étude de risques est plus familière que pour un responsable de centre commercial par exemple», poursuit Florent Sovignet.

La plupart des actions correctives à apporter concernaient la propreté des installations, les nettoyages ayant été insuffisants pour supprimer les biofilms, ou des dysfonctionnements des traitements par biocides et biodispersants. La Drire a aussi relevé la présence de bras morts qui n'avaient pas été supprimés, l'eau stagnante étant alors propice au développement des légionelles. Autre situation favorable à cette prolifération mise en évidence au cours des contrôles: des problèmes d'exploitation avec l'arrêt ponctuel des tours le week-end.

Cette campagne a aussi permis un affinement du recensement, puisque la Drire s'est rendu compte que 5 à 6 exploitants s'étaient déclarés à tort comme ayant simplement des installations à voie sèche. «Il nous a semblé important de faire cette campagne pour sensibiliser les exploitants. Nous en referons une en 2006 de manière exhaustive, et nous espérons trouver des résultats bien inférieurs, d'autant que la réglementation oblige les exploitants à réaliser dorénavant des analyses tous les mois ou tous les 2 mois», conclut le chargé de mission.




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